Mouvements sociaux chez les constructeurs automobiles français
La Tribune
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450 ouvriers du site PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) sont en grève depuis deux semaines, pour revendiquer 300 euros d'augmentation. Certes, c'est moins de 10% des effectifs. Mais le mouvement bloque, chaque jour, 40% de la production selon la direction, beaucoup plus selon la CGT qui parle de "1.000 voitures perdues chaque jour". La grève a démarré le 28 février, le jour même de la signature à Paris de l'accord salarial 2007 chez PSA, qui prévoyait une augmentation minimale de 26 euros par mois (+1,6% de hausse globale).
Par ailleurs, 150 salariés bloquaient aujourd'hui, à l'initiative de la CGT, les entrées de l'usine mécanique Renault du Mans, pour s'opposer à un plan de flexibilité du temps de travail. Dans la matinée, la direction avait même dû cisailler des grillages et mobiliser un service d'ordre pour permettre aux non grévistes de travailler. Ces derniers ont d'ailleurs été accueillis par des jets d'oeufs et des insultes des militants CGT. Ces heurts révèlent une forte division syndicale. La CFDT a en effet "condamné l'attitude irresponsable de la CGT".
Ces mouvements sporadiques interviennent alors que l'industrie automobile connaît une véritable hémorragie de l'emploi. La délocalisation du secteur vers les pays émergents pourrait entraîner la disparition de 20.000 à 30.000 emplois dans les trois ans en France, selon une étude de l'assureur-crédit Euler Hermes SFAC.
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