Le rythme des mises en chantier a nettement ralenti en 2006

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En chute de 10% sur le dernier trimestre de l'année, les mises en construction n'ont progressé que de 2,6% en 2006. Un chiffre qui met en relief le manque de moyens mis en oeuvre pour répondre aux tensions sur le marché du logement.

Après une croissance de 13% en 2005, les mises en chantier en France n'ont augmenté que de 2,6% l'an dernier pour atteindre 420.894. Un chiffre moins élevé que prévu lié à la chute de près de 10% enregistrée au dernier trimestre, a annoncé ce matin le ministère de l'Equipement dans un communiqué. Ce ralentissement s'explique par la baisse de 9,8% sur un an d'octobre à décembre, "particulièrement prononcée dans le collectif et l'individuel groupé", respectivement en chute de 12,9% et 14,9%. Le ministère de l'Equipement insiste toutefois sur la reprise des mises en chantier de bâtiments non résidentiels, qui ont progressé l'an dernier de 5,9% à 38.839 après une légère baisse de 0,1% en 2005, "année de faible activité".

Le nombre de permis de construire a également enregistré un rythme moins soutenu que les années précédentes, en hausse de 10% en 2006, à 561.737, contre 22 et 12% en 2004 et 2005. La croissance est liée en grande partie au logement collectif qui gagne 16,2% et rattrape pratiquement l'habitat individuel, en hausse de 4,4%.

Le ministre de la Cohésion sociale et du Logement, Jean-Louis Borloo, s'était félicité fin décembre d'une "année des records de la construction en France", tandis que la Fédération française du bâtiment qualifiait 2006 d'"excellent millésime". Mais la baisse des mises en chantier, déjà observée de septembre à novembre (-0,4%), inquiétait déjà certains observateurs, l'universitaire Michel Mouillard évoquant une tension sur le marché du logement social alors que la France accusait toujours "un déficit de 800.000 logements".

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