Ségolène Royal avance ses propositions sur le logement en présentant ses voeux

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La candidate PS à la présidentielle a notamment proposé la création "d'un service public de la caution".

Hasard du calendrier. Alors que Jacques Chirac présentait, ce jeudi matin depuis l'Elysée, ses voeux aux "forces vives" de la Nation, à quelques encâblures de là, au siège du parti socialiste, Ségolène Royal, candidate à sa succession, adressait ses voeux à la presse. Entourée de Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), et Bernard Castagnède, porte-parole du parti radical de gauche (PRG), Ségolène Royal a annoncé qu'en cas de victoire à la présidentielle, son "premier combat sera pour les familles, avec un vaste plan pour le logement"... Le thème porteur du moment.

"Le logement est la condition première d'une vie de famille sécurisée", a-t-elle assuré. Pour les SDF, "des solutions d'urgence doivent être trouvées, en particulier l'obligation dans chaque ville de créer une place d'hébergement d'urgence pour 1.000 habitants", a lancé la candidate du PS, tout en estimant que l'urgence médiatique ne doit pas faire oublier le problème de fond de la crise du logement qui frappent "ceux qui travaillent et qui font des efforts pour payer leur loyer".

Elle a proposé la construction de 120.000 logements sociaux "qui faute d'obéissance à la loi par certaines communes ne sont pas construits". "L'Etat se substituera à la carence de ceux qui s'enferment dans l'égoïsme territorial en y lançant lui-même les programmes de logement nécessaires".

Elle a aussi prôné "la création d'un service public de la caution pour permettre d'assurer les impayés de loyers et d'éviter les expulsions", la surtaxation des logements inoccupés depuis plus de deux ans, la possibilité pour les communes de procéder à des acquisitions réquisitions et l'extension des prêts gratuits pour favoriser l'accession à la propriété.

Sur un autre thème, pour "encourager le passage du RMI au travail", elle s'est dite favorable à la création d'un "revenu de solidarité active", regroupant toutes les prestations "en un mécanisme unique et durable". Ségolène Royal a également plaidé pour "une France qui conjugue volontarisme industriel, justice sociale et efficacité écologique".

Enfin, elle a indiqué que "la France a besoin d'une Europe qui marche. C'est mon quatrième combat: je veux une France qui revienne à la table d'une Europe qui protège et prépare l'avenir". "Si la France va mal, ce n'est pas qu'elle manque d'atouts, c'est parce que ses gouvernants les gaspillent et n'ont pas pris des décisions qui préparent l'avenir", a-t-elle ajouté dans un discours de trente minutes.

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