Adecco se retire de la Bourse de New York, Arkopharma de Paris

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Ce retrait fait suite à une série de départs de la part de sociétés européennes. A la Bourse de Paris, c'est Arkopharma dans une passe un peu difficile qui cherche à sortir de la cote.

Et une de plus! Le groupe suisse Adecco, numéro un du travail temporaire, a annoncé lundi soir dans un communiqué à Zurich, qu'il n'était plus coté à la Bourse de New York. Il s'agit d'une énième désertion après les retraits précédents du britannique British Airways, de l'Allemand SGL ainsi que des français Scor, Havas, Vivendi, Sodexho ou encore Danone le 26 avril dernier.

Principal motif de ces retraits: les volumes de transaction aux Etats-Unis restent insuffisants. Adecco souligne par exemple que moins de 2% de ses titres étaient négociés à New York, la majorité des actionnaires américains préférant acheter leurs titres sur la Bourse suisse Virt-X ou sur Euronext à Paris.

En outre, les sociétés invoquent aussi une législation trop sévère, la loi Sarbanes-Oxley, adoptée aux Etats-Unis en juillet 2002 après le scandale comptable qui avait conduit l'Américain Enron à la faillite. Cette loi prévoit des dispositions très contraignantes: une simple fraude comptable peut par exemple conduire à vingt ans de prison.

Avant juillet 2002, sur dix entrées en Bourse, neuf avaient lieu à New York et une en Europe. Actuellement, c'est exactement l'inverse. Ces départs sont vus d'un mauvais oeil aux Etats-Unis. Ils expliqueraient entre autre les vélléités des plates-formes américaines de se rapprocher du Vieux continent, notamment par le biais de la récente fusion du NYSE avec Euronext, et les tentatives du Nasdaq en vue d'acquérir le LSE.

Arkopharma veut sortir de la Bourse de Paris
Présent en Bourse depuis douze ans, Arkopharma, le groupe de phytothérapie français, va lui aussi se retirer de la cote, mais parisienne cette fois. Imarko, son actionnaire familial majoritaire (45,45%), va déposer au prix de 18 euros par action une OPA sur le capital du groupe de phytothérapie qu'il ne détient pas encore. Il agit de concert avec la famille Rombi, détentrice de 9,35% du capital et Colette Robert, la présidente du Directoire de la société. Ensemble, ces deux derniers détiennent 60,39% du capital et 70,80% des droits de vote. Le retrait de la Bourse est justifié par le groupe par la nécessité de baisser ses frais généraux alors que l'entreprise traverse une mauvaise passe. Son bénéfice net a chuté de 43,6% à 6,2 millions en 2006 tandis que ses ventes baissaient de 12% à 20,6 millions. Dans l'attente d'un communiqué, la cotation de l'action Arkopharma est actuellement suspendue sur un dernier cours de 13,42 euros.

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