Tempêtes tropicales et baisse des stocks américains propulsent le pétrole

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Les cours du brut ont fortement progressé mercredi soir sous l'influence conjuguée de deux facteurs : la montée en puissance des tempêtes tropicales qui menacent le Golfe du Mexique et la baisse sensible des stocks américains.

Les cours du brut ont progressé de plus d'un dollar mercredi à la faveur d'inquiétudes sur la trajectoire des tempêtes Dean et Erin qui se dirigent vers les côtes américaines, alors que les stocks de brut américains continuent de baisser.

En fin d'après-midi, sur l'Intercontinental Exchange de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre progressait de 1,59 dollar à 72,10 dollars. A la même heure, le baril de "light sweet crude" pour la même échéance avançait de 1,69 dollar à 74,10 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

Après une sévère chute la semaine dernière, les cours du brut ont hésité en début de semaine, l'envie d'acheter des investisseurs étant freinée par les craintes entourant les répercussions possibles de la crise mondiale du crédit.

Mercredi, ils ont semblé se diriger plus franchement à la hausse. L'attention des investisseurs s'est portée de la tempête financière vers les tempêtes tropicales qui menacent les côtes américaines bardées d'infrastructures pétrolières.

Mardi, la dépression tropicale numéro 4 identifiée dans l'Atlantique a été reclassée en tempête tropicale et baptisée "Dean" par le Centre national des Ouragans (NHC). Dean se dirige rapidement vers l'Ouest et pourrait se transformer en ouragan en fin de semaine, prédit le NHC. Par ailleurs, le dépression tropicale numéro 5 a été reclassée mercredi en tempête, baptisée "Erin", et se dirige vers la côte texane.

"La hausse des prix (du pétrole) reflète les spéculations sur la trajectoire que va prendre la tempête. Les projections selon lesquelles elle traversera plusieurs infrastructures pétrolières du Golfe du Mexique ont un peu inquiété le marché, a commenté Tobin Gorey, analyste à la Commonwealth Bank of Australia.

Les marchés gardent à l'esprit les conséquences des ouragans Katrina et Rita à l'été 2005. La dévastation de nombreuses plates-formes pétrolières et autres raffineries sur la côte américaine avait alors propulsé les cours au-dessus des 70 dollars le baril pour la première fois de leur histoire.

Par ailleurs, le département américain de l'Energie (DoE) a révélé une baisse de 5,2 millions de barils des stocks de brut américains, deux fois plus importante que prévu.

Cette nouvelle a permis aux prix de continuer à progresser. La semaine passée, le DoE avait révélé une baisse de 4,1 millions de barils, qui n'avait pas inquiété outre mesure le marché.

"Il reste des risques de voir les cours baisser, les matières premières et les Bourses restant vulnérables" à la crise du crédit, ont toutefois averti les analystes de la maison de courtage Sucden.

Sur fond de craintes de compression du crédit, les investisseurs sont en effet incités à liquider leurs positions pour diminuer les risques et se procurer des liquidités.

"En dehors du facteur tempête, les fondamentaux devraient pour l'heure rester à l'arrière plan, alors que les investisseurs regardent se développer la crise issue du subprime", ont ajouté les analystes de Sucden.

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