Nouvelle action des banques centrales européennes pour soulager les marchés
La Tribune
La Tribune
A la veille d'un week end prolongé sur les marchés en raison des fêtes de Pâques, la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d'Angleterre ont annoncé ce jeudi vouloir injecter de nouvelles liquidités sur le marché monétaire. Objectif : soulager les marchés, alors que depuis l'éclatement de la crise financière, les banques refusent de se prêter entre elles.
La BCE a ainsi fourni 15 milliards d'euros de nouvelles liquidités au marché monétaire de la zone euro via une opération dite de réglage fin. Au total, 44 banques ont pris part à l'opération, avec une demande très forte, atteignant 65,8 milliards en tout. Cette opération de refinancement rapide s'est faite au taux marginal de 4,13% et au taux moyen pondéré de 4,20%. Elle arrivera à maturité le 25 mars.
De son côté, la Banque d'Angleterre (Boe) va, en plus de ses opérations de refinancement habituelles, mettre à disposition des banques 5 milliards de livres de liquidités supplémentaires ce jeudi. La BoE précise qu'elle proposera à nouveau 5 milliards de livres chaque semaine jusqu'à la fin de la période dite de "maintenance" des réserves des banques, c'est-à-dire jusqu'à sa prochaine réunion de politique monétaire, qui se déroulera les 9 et 10 avril.
Lundi, elle avait déjà versé la somme de 5 milliards de livres à une échéance de trois jours, dans le cadre d'une opération dite de "réglage fin" (fine tuning), pour aider les banques à faire face à leurs besoins de liquidités. Ces enchères, ajoutées aux injections classiques d'argent frais opérées par la BoE, avaient été sursouscrites à hauteur de 23,6 milliards de livres.
Par ailleurs, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mervyn King, doit rencontrer ce jeudi les patrons des grandes banques britanniques, au lendemain de rumeurs qui ont fait plonger le cours du premier prêteur immobilier du pays, HBOS. Mercredi, la Banque d'Angleterre était sortie de sa réserve habituelle pour démentir fermement des rumeurs de marché voulant que le groupe bancaire HBOS, numéro des prêts immobiliers au Royaume-Uni, lui ait demandé son secours pour assurer son financement.
Bien qu'il ait lui aussi vigoureusement démenti les spéculations sur sa santé financière, HBOS a vu néanmoins son cours de Bourse chuter de 7,08% à 446,25 pence en clôture, après avoir perdu jusqu'à 17% en cours de séance.
La Tribune
Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS
Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne
Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir
Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France