Crise financière : Jean-Claude Trichet estime que le pire n'est pas passé

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Le président de la Banque centrale européenne va dans le même sens que les experts de Goldman Sachs.

A ceux qui espèrent que le fort rebond intervenu mardi sur les places européennes est le signe du début de la fin de la crise financière, le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet a répondu ce mercredi lors d'une intervention devant le Parlement européen de Bruxelles : "je ne dirais pas que le pire est derrière nous". Il s'agit à ses yeux d'un "processus en cours", qui s'accompagne de "corrections des marchés très importantes".

Il va dans le même sens que les experts de la banque d'affaires américaine Goldman Sachs selon lesquels la crise du "subprime" est loin d'être terminée. Ses économistes disent en effet, dans une note, qu'ils s'attendent à ce que les pertes totales de crédit découlant de la tempête financière et boursière qui a commencé cet été atteignent dans le monde les 1.200 milliards de dollars.

Ils estiment que près de 40% de cette somme soit 460 milliards de dollars, va toucher les firmes de Wall Street, banques, courtiers, hedge funds... Le problème, c'est que selon Goldman Sachs, "seulement" 120 milliards de dollars environ de dépréciations ont été à ce jour annoncées par ces établissements financiers américains depuis le début de la crise. Ce qui signifie que le pire est peut-être encore à venir.

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