L'Allemagne ferme ses portes aux travailleurs de l'Est jusqu'en 2011
La Tribune
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Berlin a décidé, ce mercredi 16 juillet, de différer à 2011 l'ouverture de ses frontières à la main d'oeuvre venue d'Europe de l'Est. L'Allemagne fera toutefois des exceptions pour les travailleurs qualifiés, selon un communiqué du ministère du Travail publié à l'issue du conseil des ministres.
L'Allemagne avait obtenu en 2004, au moment de l'élargissement de l'Union européenne à 10 pays principalement de l'Est, de pouvoir restreindre l'accès à son marché du travail jusqu'en 2011. Alors qu'à l'exception de l'Autriche, les autres pays européens ont levé les restrictions, la première économie de la zone euro invoque le chômage, qui touche encore 3 millions de personnes sur son sol, et les risques de "dumping salarial" dus à sa situation géographique, pour justifier cette prolongation.
Parallèlement à ces restrictions, Berlin a annoncé des mesures pour lutter contre le manque de main d'oeuvre qualifiée qui pénalise son industrie. "L'Allemagne doit se positionner dans la compétition internationale pour attirer les cerveaux", a ainsi indiqué le ministre du Travail, Olaf Scholz.
Le gouvernement allemand a donc décidé d'assouplir les règles pour les travailleurs qualifiés désireux d'immigrer. En particulier, il va baisser à compter du 1er janvier le plafond de revenu minimum exigé pour les immigrants qualifiés, à 63.600 euros par an contre 86.400 avant.
Par ailleurs les diplômés venus de l'Union européenne, pays de l'Est compris, n'auront plus besoin de prouver, comme c'est le cas aujourd'hui, qu'ils ne prennent pas la place d'un chômeur allemand.
Pour mieux cerner les besoins, le ministère du Travail veut mettre en place un indice mesurant régulièrement les attentes des entreprises en termes de main d'oeuvre.
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