La Pologne refuse de ratifier le traité de Lisbonne
La Tribune
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Le traité de Lisbonne n'en finit plus de faire des remous. Après l'Irlande, c'est au tour de la Pologne de dire non. Lech Kaczynski, le président conservateur polonais, a annoncé ce matin qu'il ne ratifierait pas le traité européen. "Pour le moment, la question du traité est sans objet" affirme-t-il, s'abritant derrière le rejet des électeurs irlandais. (En Irlande, le non l'avait emporté à 53.4% le 12 juin, ndlr). Il ajoute:"Il est difficile de dire comment cela finira. En revanche, l'affirmation selon laquelle il n'y a pas d'Union s'il n'y a pas de traité n'est pas sérieuse." Lech Kaczynski a également mis en garde les autres dirigeants européens contre la tentation d'isoler l'Irlande.
Le Parlement polonais avait pourtant, dès avril, approuvé la ratification du traité, destiné à réformer le fonctionnement des institutions européennes. Mais, selon la Constitution polonaise, c'est le président qui ratifie en dernier ressort les traités. Aucune disposition ne l'oblige à apposer sa signature, même si le Parlement le lui a demandé.
La défection de la Pologne, annoncée au premier jour de la présidence française de l'Union Européenne (UE), porte un sérieux coup à la volonté de Nicolas Sarkozy de limiter le problème de la ratification à l'Irlande. Hier, il déclarait à la télévision française: "La priorité pour nous est de circonscrire le problème aux Irlandais" et de faire que les autres pays européens "continuent de ratifier".
Les regards sont désormais tournés vers la République Tchèque, où la ratification par le Congrès et le Président est loin d'être acquise sur fond de polémique sur le caractère constitutionnel du texte. L'euroscepticisme d'une partie de la droite libérale au pouvoir, laisse planer le doute sur la probabilité d'un nouveau non au traité de Lisbonne.
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