Bruxelles abandonne son enquête contre Apple, iTunes uniformise ses prix

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L'américain Apple a accepté de baisser les prix pratiqués au Royaume-Uni sur son site de musique en ligne iTunes et de les aligner sur ceux d'autres pays européens. Une décision qui aboutit à l'abandon par la Commission européenne d'une enquête à l'encontre d'Apple au sujet de ses tarifs en Europe.

Bonne nouvelle pour les utilisateurs d'iTunes résidant au Royaume-Uni: ils paieront bientôt l'équivalent de 0,99 euro pour chaque morceau téléchargé, comme ailleurs en Europe, au lieu de 1,17 euro (0,79 livre sterling), prix supérieur qui leur était imposé. Apple y a consenti. Dans un communiqué publié sur le site du groupe ce mercredi, il est indiqué: "D'ici six mois, Apple va baisser les prix qu'il pratique pour la musique dans son magasin iTunes en Grande-Bretagne pour les aligner sur les prix déjà standardisés pratiqués en Europe", dans 16 pays au total dont la France.

Résultat: la Commission européenne abandonne l'enquête ouverte début 2005 par les services de la concurrence, eux-mêmes alertés par des consommateurs britanniques, sur les tarifs d'iTunes. Apple avait ainsi reçu une "lettre de griefs" deux ans plus tard, première étape formelle des procédures antitrust de l'Union européenne. Aujourd'hui, la Commission se félicite de la démarche consentie par Apple et répond qu' elle "n'a pas l'intention de prendre des mesures supplémentaires dans cette affaire".

Mais la question est: pourquoi les prix sont-ils plus chers Outre-Manche, sachant qu'Apple oblige les internautes à télécharger de la musique seulement dans leur pays de résidence, les vérifications reposant sur les détails des cartes de crédit. Apple justifiait cette différente tarification par le fait qu'il "paye actuellement davantage à certaines maisons de disques pour distribuer leur musique au Royaume-Uni que ce qu'il leur paye pour distribuer la même musique ailleurs en Europe". Du coup, son PDG, Steve Jobs, exhorte les grandes maisons de disques à adopter ausi des tarifs pan-européens. Un argument que ne rejette pas Bruxelles qui se dit "consciente " que les pratiques en matière de licences de certaines maisons de disques, éditeurs et sociétés collectant les droits d'auteur rendent cela difficile. Elle reconnaît en effet que la structure des magasins iTunes prend en compte les différences régionales de législations sur les droits d'auteur.

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