Jean-Claude Trichet voit une croissance mondiale robuste, malgré les risques d'inflation

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Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne (BCE), confirme que la croissance mondiale demeure robuste, emmenée par les pays émergents. Cependant des tensions inflationnistes, en raison des hausses de coût des matières premières, menacent et contraignent les banques centrales à agir.

Une croissance mondiale robuste, tirée par les pays émergents, mais sous la menace de tensions inflationnistes. Jean-Claude Trichet (BCE), porte-parole des dix grandes banques centrales mondiales, se prononçait ce lundi sur les perspectives à court terme de croissance.

A l'issue de la réunion bimestrielle du G 10 au siège de la Banque des règlements internationaux (BRI) à Bâle, il affirmait qu'"au niveau mondial, nous avons la confirmation que la croissance continue à un rythme plutôt robuste, même s'il y a un léger ralentissement"

Jean-Claude Trichet estime également que les pays émergents ont été épargnés par la crise des crédits immobiliers à risques ("subprime"), qui a frappé les pays industrialisés. "Les pays émergents ne sont pas touchés (...), ils ont une croissance très impressionnante. Il n'y a pas d'indication d'une influence (sur les pays émergents) de la correction des marchés", a-t-il ajouté.

Jusqu'ici, a estimé Jean-Claude Trichet, les conséquences de la correction des marchés financiers sur les économies industrialisées demeurent une question ouverte mais les pays émergents ont fait preuve d'une "dynamique très, très impressionnante".

Le président de la BCE lance un avertissement à propos des risques d'inflation qui pèsent sur l'économie mondiale. "Les risques (d'inflation) sont présents", a-t-il souligné, ajoutant que les prix élevés des matières premières, du pétrole et des produits alimentaires "représentent un risque".

Depuis décembre les banques centrales de la zone euro, des Etats-Unis, de la Suisse, de la Grande-Bretagne et du Canada se concertent pour des injections coordonnées de liquidités, dans le cadre du G10, afin de calmer les marchés monétaires. "Nous sommes très satisfaits de l'action que nous avons entreprise (et) nous resterons en contact très, très étroit comme nous l'avons fait dans le passé."

Il s'est refusé à tout commentaire sur l'éventualité d'un ralentissement de l'activité économique plus marqué que prévu aux Etats-Unis, où la Fed pourrait abaisser de nouveau les taux d'intérêt ce mois-ci.

Jeudi 10 janvier, la Banque centrale européenne se prononcera sur ses taux d'intérêt, bien décidée "à contrer les risques à la hausse pesant sur la stabilité des prix".


Les banques de la zone euro ont besoin de 150 milliards selon la BCE
La Banque centrale européenne (BCE) a évalué ce lundi à 149 milliards d'euros le besoin en liquidités des banques commerciales de la zone euro pour remplir leur obligation de réserve minimum. La BCE annoncera demain mardi le résultat de cette opération de refinancement principale. Lors de la précédente, elle avait prêté quelque 128,5 milliards aux banques au taux marginal de 4,18% et au taux moyen pondéré de 4,21%. Le taux minimum accepté est de 4%.

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