Solaire : en Côte d’Ivoire, le parc continue de s’étoffer

Espoir Olodo, Agence Ecofin

La centrale photovoltaïque de Ferké Solar, inaugurée dans le nord du pays, illustre l'engagement de la Côte d'Ivoire pour un avenir plus vert.
DR

Espoir Olodo, Agence Ecofin

La centrale photovoltaïque de Ferké Solar, inaugurée dans le nord du pays, illustre l'engagement de la Côte d'Ivoire pour un avenir plus vert.
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En Côte d’Ivoire, les autorités ont inauguré une nouvelle centrale solaire de 52,4 MW, le 3 juillet dernier dans la région de Ferkessédougou, au nord du pays. Baptisée « Ferké Solar », cette infrastructure construite en 13 mois a nécessité un investissement total de 41 milliards FCFA (62,5 millions d'euros).
La centrale qui est désormais la seconde du pays après celle de Boundiali en 2024 (30 MW) doit alimenter près de 370 000 foyers, soit environ 2 millions de personnes dans la région du Tchologo et plus largement dans le nord du pays.
L’installation repose sur plus de 70 000 panneaux photovoltaïques déployés sur 70 hectares, avec une production annuelle estimée à près de 90 gigawatt-heures (GWh) d’énergie propre.
Portée par PFO Energies, filiale de PFO Africa, un groupe d'investissement en infrastructures à l'actionnariat entièrement ivoirien, la centrale est développée selon un modèle de type construction-possession-exploitation-transfert (BOOT).
Ce schéma permet notamment de mobiliser des capitaux importants tout en garantissant, à terme, le transfert de l’actif vers l’État ou un opérateur public une fois la période d’exploitation initiale achevée. Dans le cas d’espèce, la durée de la concession est de 25 ans.
Cette nouvelle centrale s’inscrit au cœur de la stratégie du pays visant à diversifier le mix électrique, accroître la part des énergies renouvelables et respecter les engagements climatiques pris à partir de 2021.
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Avec environ 3 000 MW de capacité installée, historiquement dominée par les centrales au gaz et au pétrole, la Côte d’Ivoire ne veut plus dépendre uniquement des sources fossiles pour répondre à une demande en forte croissance en énergie.
L’objectif affiché est de porter la part des énergies renouvelables à 46% dans la production électrique d’ici 2035, un cap ambitieux pour les autorités qui veulent continuer à faire de la première économie de l’UEMOA, un exportateur d’électricité vers ses voisins (Ghana, Burkina Faso, Bénin, Togo, Mali) tout en assurant la couverture de sa propre demande intérieure.
Dans cette optique, la filière solaire est mise à contribution aux côtés de l’hydroélectrique avec des projets en cours de développement dont la centrale solaire de Korhogo développée par Poro Power.
Ce projet de 66 MW est financé par une obligation verte innovante de 43 millions d’euros structurée par Africa Finance Corporation (AFC) et finalisée en avril dernier.
Une fois mise en service en 2027, la centrale de Korhogo devrait devenir la plus grande centrale solaire du pays, alimenter plus de 100 000 foyers et éviter l’émission de plus de 70 000 tonnes de CO₂ par an. Par ailleurs, en octobre 2025, le pays a lancé la construction de la centrale photovoltaïque de Kong.
D’un coût estimé à près de 56 milliards d'euros (37 milliards FCFA), ce projet de 50 MW, équipé de 88 000 panneaux, doit produire suffisamment d’électricité pour alimenter près de 380 000 ménages. Installée sur 80 hectares dans la région du Tchologo, au nord du pays, la centrale devrait être achevée et mise en service au premier trimestre 2027. Sa réalisation générera plus de 400 emplois directs et indirects.
Plus tard, en novembre 2025, quatre autres projets solaires photovoltaïques ont été validés lors d’un Conseil des ministres. Il s’agit de deux centrales dans le cadre du programme « Scaling Solar » (Touba — 58,6 MWc ; Laboa — 49,7 MWc), attendues en exploitation d’ici mars 2027, ainsi qu’une centrale de 50 MWc à Bondoukou (région du Gontougo) et une de 52 MWc à M’Bengué (région du Poro).
Espoir Olodo, Agence Ecofin