Energie propre : au Maroc et en Afrique de l’Ouest, ces projets qui mobilisent la finance de développement
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L'Afrique poursuit sa course vers la transition énergétique.
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L'Afrique poursuit sa course vers la transition énergétique.
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Dans une course mondiale contre la montre climatique, le continent africain est, lui aussi, aux avant-postes. C’est en tout cas la démonstration de puissance que veulent réaliser certains pays comme le Maroc qui vient de s’arracher un financement de 265 millions de dollars de la Banque mondiale, pour la construction de la station de transfert d’énergie par pompage (STEP) d’Ifahsa, dans de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, au nord du pays.
Troisième infrastructure du genre dans le royaume après la station d’Afourer (450 MW, en service depuis 2004 dans le centre du pays) et celle d’Abdelmoumen (350 MW, opérationnelle depuis 2024 dans l’ouest du royaume, la future STEP d’Ifahsa, d’une capacité de 300 MW est une initiative de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE). Le but est de renforcer la capacité de stockage du Maroc pour la porter à 1 000 MW d’ici 2030.
Concrètement, la STEP est une technologie de stockage d’électricité à grande échelle via l’énergie hydraulique. Cette infrastructure qui favorise la production d’énergie propre lors des pics de soleil et de vent grâce à des systèmes de pompage d’eau, permettra d’intégrer au moins 1 gigawatt d’énergie solaire et éolienne supplémentaire dans le réseau national marocain. Ce « projet est l’exemple même du type de partenariats transformateurs que nous nous efforçons de bâtir […] en mobilisant des capitaux et en investissant dans des infrastructures qui génèrent des dividendes environnementaux, sociaux et économiques », confie le directeur de division à la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, Ahmadou Moustapha Ndiaye.
L’enveloppe de la Banque mondiale associe un prêt de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), un financement concessionnel du Fonds pour les technologies propres et un don du Fonds pour une planète vivable, précise-t-elle. Mais l’institution de Bretton Woods, qui a spécifiquement annoncé son financement le 1er juillet, n’est pas la seule banque multilatérale à mettre la main à la poche pour ce projet. Son caractère peu répandu au sein des 54 pays du continent dans contexte d’enjeu climatique séduit. En effet, outre le Maroc qui est pionnier en la matière en Afrique du Nord, l’Afrique du Sud est leader avec au moins quatre STEP, tandis que l’Egypte - après ses déconvenues avec le Chinois SinoHydro - a relancé son mégaprojet d'Ataqa l’an dernier, promettant d’en faire la plus grande STEP d’Afrique avec une capacité de 2 400 MW.