Manuel Moses : « L’ATIDI est une initiative purement africaine dans laquelle les partenaires sont les bienvenus »
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Manuel Moses, Directeur général d'ATIDI.
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LA TRIBUNE AFRIQUE – La Banque africaine de développement (BAD) va augmenter sa participation dans l’ATIDI de 4% à 14% (soit 125 millions de dollars) et deviendra l'actionnaire majoritaire de l’institution qui joue, à son tour, un rôle clé dans la Nouvelle architecture financière africaine (NAFAD) adoptée par la Banque en avril dernier, en étant un pilier d’atténuation des risques pour sécuriser les investissements publics et privés sur le continent. Comment abordez-vous ce virage ?
MANUEL MOSES - Tout d'abord, nous tenons à remercier la Banque africaine de développement pour la confiance et le soutien qu'elle témoigne à l'ATIDI, en prenant cette initiative audacieuse de devenir notre principal actionnaire et de constituer le premier pilier de la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD). Il existe de nombreux autres piliers, et nous [ATIDI, ndlr] ne sommes que sur le pilier des garanties au sein de la NAFAD, lequel est très important parce que les sociétés de garantie ont la capacité de mobiliser des financements à grande échelle. Au cours des 25 dernières années, l’ATIDI a, en moyenne, mobilisé 10 dollars pour chaque dollar investi en son sein. Ainsi, lever des fonds ou mobiliser des capitaux privés à grande échelle, requiert de passer par des sociétés de garantie.
Ainsi, l’ATIDI s’est donnée pour mission d’aider l’Afrique à générer et à mobiliser des capitaux privés par ses propres moyens, avec le soutien des partenaires. Aujourd’hui - avec la BAD à la tête de cette initiative - notre travail est facilité, car la Banque est un mobilisateur et un rassembleur solide autour de cette idée. Nous avons un bon modèle, assurons-nous qu’il soit déployé à plus grande échelle et qu’il puisse prendre en charge une partie du travail de fond. La Banque envisage de lever jusqu’à 400 milliards de dollars par an. Il faut donc disposer de tous les outils, et nous sommes l’un de ces outils.