Au Maroc, cette infrastructure gazière stratégique qui met en compétition l’expertise internationale
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Le futur corridor gazier reliera le Nord au Sud du Royaume
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Le futur corridor gazier reliera le Nord au Sud du Royaume
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Dès 2027, le Maroc affichera une demande nationale en gaz de 8 milliards de mètres cubes, laquelle devrait bondir à 12 milliards de mètres cubes en 2030, contre 1,2 milliard actuellement, selon les prévisions officielles. Pour répondre à un tel besoin dû notamment à la réduction progressive du charbon et du fioul dans le cadre de la transition énergétique, le Royaume a lancé une stratégie de développement gazier sous forme de feuille de route, axée sur la compétitivité, l’efficacité et la décarbonisation de l’économie. « Le rôle du gaz est central dans la transition énergétique », confiait encore Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable en marge du World Power To X Summit 2025 en octobre à Marrakech. « Nous avons de nombreuses industries qui dépendent du gaz, notamment notre champion national des fertilisants, OCP, qui veut du gaz depuis plus de vingt ans », a-t-elle ajouté. C’est notamment à cela que va servir le futur corridor gazier qui - une fois complètement finalisé- reliera le Nord au Sud du royaume. Et pour sa mise en œuvre, le Maroc veut les meilleures expertises. C’est l’objectif des deux appels à concurrence internationaux lancés récemment par le gouvernement pour la mise en œuvre de la première phase du projet qui, à elle seule, nécessite près d’un milliard de dollars d’investissements
Le premier appel à concurrence, selon un document du ministère, concerne l’affrètement à temps d’une unité flottante de stockage et de regazéification (FSRU) à Nador West Med (NWM), le nouveau port de transbordement pétrolier dont la mise en service est prévue en 2026. Le deuxième appel porte quant à lui sur la « la conception, la construction, le financement et l’exploitation de gazoducs » reliant d’une part les installations portuaires de NWM au Gazoduc Maghreb Europe (GME) et reliant d’autre part le GME aux zones industrielles de Mohammedia et Kénitra, des pôles logés dans deux petites villes, mais affichant un fort dynamisme.