Lazard muscle son jeu dans le conseil aux fonds d’investissement
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Peter Orszag, le CEO de Lazard.
BM - REUTERS - BRENDAN MCDERMID
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Peter Orszag, le CEO de Lazard.
BM - REUTERS - BRENDAN MCDERMID
Au 175 boulevard Haussmann, siège de la banque Lazard, les allées et venues pressées de jeunes gens en costume signent une journée comme une autre. Pourtant, ce 30 avril, à la veille de la publication de ses résultats annuels, la vénérable maison franco-américaine change de visage. Elle met la main sur Campbell Lutyens, un conseil britannique spécialisé dans la levée de fonds primaires et secondaires, pour un montant d’environ 575 millions de dollars (491 millions d’euros). Derrière ce chèque, l’ambition est de faire de Lazard un interlocuteur incontournable des fonds et de leurs investisseurs institutionnels.
Dans la corbeille de la mariée, près de 180 professionnels du conseil rompus aux rouages du marché des capitaux privés. Campbell Lutyens revendique environ 358 milliards de dollars levés depuis sa création, il y a 38 ans, auprès d’une clientèle qui va des grands fonds de pension aux assureurs, en passant par les fonds souverains. De quoi propulser Lazard dans le peloton de tête de ce métier en pleine expansion.
La banque du boulevard Haussmann ne part pas de rien. Il y a une vingtaine d’années, elle avait déjà commencé à développer en interne une activité consacrée au conseil aux gestionnaires d’actifs non cotés, dans le sillage d’un mouvement amorcé dans les années 1980 : l’émergence des Blackstone, KKR, Apollo, Carlyle ou encore des géants de la gestion d’actifs comme BlackRock. À mesure que ces acteurs ont grossi, leurs besoins en structuration et en levées de fonds se sont sophistiqués ; faisant le bonheur de nouveaux intermédiaires du financement.
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