JP Morgan : la BCE lui inflige sa plus grande sanction de son histoire
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La Banque Centrale Européenne a imposé jeudi la plus grande sanction de son histoire à la banque américaine JP Morgan.
/FW1FP/Sherry Jacob - REUTERS - Mike Segar
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La Banque Centrale Européenne a imposé jeudi la plus grande sanction de son histoire à la banque américaine JP Morgan.
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12,2 millions d'euros. La Banque centrale européenne a imposé jeudi la plus grande sanction de son histoire à la banque américaine JP Morgan pour avoir fourni des données erronées sur ses besoins en capitaux. La sanction, composée de deux amendes respectives de 10 millions et 2 millions d'euros, est la plus élevée de l'histoire de la banque centrale, a confirmé un porte-parole à l'AFP.
Qu’est-il reproché à JP Morgan ? Dans un communiqué, la BCE reproche à la filiale européenne de JP Morgan deux manquements commis avec une « négligence grave », chacun sanctionné par une amende, au sujet d'un indicateur bancaire clé. Il s'agit des « actifs pondérés par les risques », qui servent à calculer le capital qu'une banque doit garder pour se protéger si ses prêts ou placements perdent de la valeur.
La BCE explique qu'entre 2019 et 2024, JP Morgan « a déclaré des actifs pondérés par les risques inférieurs à ce qu’elle aurait dû ». Ce qui a « empêché » la BCE, superviseur unique des grandes banques de la zone euro, d’avoir « une vue d’ensemble de son profil de risque ». En sous-estimant ces actifs, la banque a affiché des ratios de capital « supérieurs à la réalité », clés pour mesurer sa solidité et sa capacité à encaisser des pertes, selon la BCE.
Dans le détail, JP Morgan a classé certains prêts aux entreprises dans la mauvaise catégorie de risque « pendant 15 trimestres consécutifs », selon la BCE. La banque a aussi exclu « pendant 21 trimestres » certaines transactions du calcul d'un autre indicateur important.
JP Morgan a-t-elle déjà été sanctionnée ? La sanction la plus élevée de la BCE remontait jusqu'ici à décembre 2024, à hauteur de 10,4 millions d'euros, prononcée contre BNP Paribas Fortis, également au sujet d'une mauvaise information sur les risques. Vendredi, elle a sanctionné pour 7,55 millions d'euros le Crédit Agricole, qui a tardé à fournir les informations relatives aux risques climatiques et environnementaux.
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En novembre, le gendarme financier allemand a également sommé la banque de payer 45 millions d'euros en raison de lacunes dans la lutte contre le blanchiment d'argent.
Et maintenant ? Dans une réaction transmise à l'AFP, JP Morgan a confirmé la sanction reçue et affirme avoir « identifié proactivement ces problèmes » et les avoir « signalés ». Ils sont « désormais entièrement résolus », affirme la plus importante banque américaine en termes d'actifs.
(Avec AFP)
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