ENTRETIEN. La Confédération nationale du Crédit mutuel se dote d’une nouvelle directrice générale, Priscille Szeradzki, pour succéder à Isabelle Ferrand. Une nomination qui s’inscrit dans la continuité pour elle qui a exercé la fonction de directrice générale adjointe. Pour La Tribune, elle rappelle les priorités pour le groupe et les principaux enjeux de place, notamment sur la souveraineté des paiements.Priscille Szeradzki a été nommée, à l’unanimité, pour un mandat de six ans directrice générale de la Confédération nationale du Crédit mutuel, l’organe central du groupe bancaire mutualiste, lors d’une assemblée générale regroupant les dix-neuf fédérations du Crédit mutuel. Une nomination qui intervient assez naturellement pour succéder à Isabelle Ferrand, après avoir occupé le poste de directrice générale adjointe. Priscille Szeradzki est également présidente de l’Association européenne des banques coopératives.
LA TRIBUNE. Quelles seront les priorités de la Confédération nationale du Crédit mutuel ?
PRISCILLE SZERADZKI. Tout d’abord, veiller à la robustesse du groupe à l’échelle consolidée. Le groupe dispose des ratios de solvabilité parmi les plus élevés en Europe, ce qui nous permet de financer nos investissements de long terme. Nous devons également gérer nouveaux risques émergents, notamment le risque géopolitique qui est désormais pleinement intégré, même si nous ne sommes pas le groupe bancaire le plus exposé compte tenu du poids de nos activités en France.
Ensuite, notre mission est de défendre le modèle du Crédit Mutuel, et plus généralement, le modèle coopératif ou mutualiste. Dans le momentum que nous vivons aujourd’hui, de cette prise de conscience des enjeux de souveraineté et de sécurité du territoire européen, je pense que les banques coopératives ont vocation à être davantage écoutées car elles représentent une partie importante de cette souveraineté économique en Europe.