Les marchés financiers tiennent le choc deux semaines après le conflit en Iran
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Le S&P a cédé environ 3% en quinze jours à partir de niveaux élevés.
Reuters
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Le S&P a cédé environ 3% en quinze jours à partir de niveaux élevés.
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Après de deux semaines de guerre, les marchés financiers ont finalement résisté au choc, après être passés successivement de l’état de panique à confiance sur la résilience de l’économie. Depuis le déclenchement des hostilités, le S&P 500, le principal indice bousier de Wall Street a reculé de 3 % alors que la baisse des actions est plus marquée en Europe, avec un indice Stoxx 600 Europe en recul de 5 % et un indice CAC 40 de la place parisienne en chute de 8 %. Mais ces baisses doivent être appréhendées compte tenu de valorisations de départ élevées, sur des plus hauts historiques.
Les tensions sur les taux ont été concentrées sur le deux ans américain, sur des craintes de retour de l’inflation alimenté par la hausse des prix de l’énergie, mais les taux longs souverains ont également monté, preuve que la dette souveraine joue de moins en moins son rôle de valeur refuge.
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C’est particulièrement vrai pour l’obligation américaine à 10 ans, la référence en la matière, dont le rendement a grimpé de 3,95 % juste avant le conflit à 4,28 % vendredi dernier. Cette hausse des rendements va complètement à l’encontre des idées reçues sur les arbitrages de portefeuille en période de crise. C’est d’autant plus étonnant que l’or n’a pas non plus joué son rôle refuge, ni même d’ailleurs le dollar.
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