L'entreprise a vu son cours chuter de 34 % en Bourse après avoir annoncé un avertissement sur résultat.« C'est un véritable choc... une catastrophe », voilà comment un analyste digère l'effondrement d'Ubisoft en Bourse. Ce jeudi, le champion français du secteur, a vu son action chuter de plus de 28 % à l’ouverture de la Bourse de Paris. À 17 h 15, l'entreprise accentuait ses pertes à - 34,73 %, en s'affichant à 4,33 euros.
À l’origine de cette débâcle, l'éditeur de jeux vidéo a émis, mercredi, un avertissement sur résultats : la société anticipe une perte opérationnelle d'environ 1 milliard d'euros sur son exercice 2025 - 2026. Auparavant, il prévoyait d’afficher un exercice à l’équilibre. Par ailleurs, le groupe s'attend à brûler entre 400 millions et 500 millions d'euros de trésorerie sur l'exercice et ne devrait pas retrouver un flux de trésorerie excédentaire avant 2029.
« Autrement dit, ils ne vont pas pouvoir investir dans leurs jeux pendant trois ans », explique à La Tribune Eric Lewin, stratégiste actions chez Bourse Direct.
- 90 % en Bourse depuis 2021
Si cette annonce est choc, elle n’est que la suite logique d’une longue descente aux enfers boursiers. L'action d'Ubisoft a dévissé de 49 % sur toute l'année 2025 et même de plus de 90 % depuis 2021, avant même la chute de ce jeudi.
L'entreprise explique être confrontée à « un environnement de marché durablement plus sélectif ». Les ventes du dernier jeu phare du groupe, « Assassin's Creed Shadows », ont notamment fait beaucoup moins bien que prévu avec seulement 4,3 millions d'exemplaires écoulés depuis son lancement le 25 mars. « Cela représente un ralentissement important par rapport aux 3 millions d'exemplaires vendus lors de la première semaine et une performance nettement inférieure à celle d'Assassin's Creed Mirage », mettait déjà en garde Deutsche Bank en novembre.