Il y a quelques mois, s'est déroulé sur LinkedIn un épisode révélateur de la mauvaise passe que vit Ubisoft depuis plusieurs mois. Stevy Chassard, directeur de la monétisation de l'entreprise, s'est fendu d'un post sur le réseau social où il se dit « triste » et « honteux ». Le dirigeant explique être déçu de la communauté des gamers qui s'acharnent contre son entreprise.
Sa publication est très mal reçue des joueurs, qui y voient une manière pour Ubisoft de les blâmer pour ses propres problèmes. D'autant plus que Stevy Chassard est responsable de la « monétisation », soit la vente de produits au sein des jeux, une tendance peu appréciée de la communauté. Le cadre finit par supprimer son post.
Scission avec la communauté, haine en ligne, communication maladroite... Un concentré de ce que l'entreprise française, leader de l'industrie devenu paria, vit depuis quelques mois. Ces derniers jours, la situation s'est davantage complexifiée. Le 4 octobre, l'agence Bloomberg faisait état d'un potentiel rachat d'Ubisoft par le géant chinois de la tech Tencent et la famille Guillemot, actionnaire principal du groupe, pour le sortir de la Bourse. L'entreprise avait réagi en précisant qu'elle examinait « régulièrement toutes ses options stratégiques » et « informera le marché en temps voulu, si nécessaire».