A Wall Street, le grand come-back des énergies renouvelables
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les fermes solaires (ici au Texas) sont l'une des réponses à la forte croissance de la demande d'électricité.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les fermes solaires (ici au Texas) sont l'une des réponses à la forte croissance de la demande d'électricité.
Reuters
Officiellement, aux États-Unis, les énergies renouvelables, éolien et solaire, sont des énergies peu fiables relevant « du programme écologiste radical des administrations précédentes ». C’est du moins ce que rappelle le ministre de l’Énergie de l’administration Trump, dans un rapport publié en juillet dernier sur les risques de pannes de courant.
Ce rapport est pourtant alarmiste, avec des pannes de courant multipliées par 100 en 2030, faute de production additionnelle d’électricité. Neuf des treize marchés régionaux d’électricité seraient déjà au bord de la rupture, alors que les factures d’électricité des ménages américains flambent dans certains États.
En réalité, le président Trump, le candidat « drill, baby, drill », qui a toujours manifesté une profonde aversion à l’égard des énergies vertes, a dû mettre beaucoup d’eau dans son vin pour faire face aux besoins énergétiques du pays. Et, cet été, sa fameuse loi budgétaire « One Big Beautiful Bill Act » a largement reconduit le programme de soutien aux énergies renouvelables de l’Administration Biden jusqu’en 2033. Et un an après victoire de Donald Trump, qui avait mis les valeurs vertes KO debout, les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique redeviennent à nouveau les thèmes d’investissement les plus porteurs du moment.
À lire également
Ce retour en grâce ne doit évidemment rien à un mea culpa américain sur l’écologie. Il répond à de nouveaux enjeux économiques. « La croissance de la demande d’électricité sera multipliée par quatre sur les prochaines années, par rapport à la croissance de 0,5 % de ces 25 dernières années », relève ainsi Xavier Chollet, gérant du fonds Clean Energy Transition chez Pictet AM. La raison principale de cette accélération, ajoute le gérant, « c’est la construction de tous ces nouveaux centres de données liés à l’intelligence artificielle ». Des centres particulièrement énergivores.