Un nouveau pic mondial d'émissions de CO2 sera encore franchi cette année
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La plateforme pétrolière offshore Esther au large des côtes californiennes, le 11 novembre 2025.
REUTERS - Mike Blake
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Nul doute que ce rapport animera les négociations de la COP30 sur un sujet très sensible : la sortie progressive des énergies fossiles, acté il y a deux ans à la COP28 de Dubaï. Selon l’institut scientifique Global Carbon Project (CDP), les émissions de CO2 cette année seront supérieures de 1,1% à celles de l'année précédente. Elles atteindront donc un nouveau pic de 38,1 milliards de tonnes (GtCO2).
« C’est plus que la moyenne de progression annuelle de ces dix dernières années, qui était de 0,8 % », note ce rapport du CDP, qui fait référence sur le sujet. Ces émissions sont aussi 10 % plus élevées qu’elles ne l’étaient en 2015, année de l’accord de Paris, qui ambitionnait de limiter le réchauffement à 2°C, voire 1,5°C par rapport à la période préindustrielle.
Certaines grandes régions qui avaient réussi à réduire leur facture carbone ces dernières années, font moins bien cette année. Les États-Unis notamment, qui enregistrent une hausse de 1,9% de leurs émissions, en partie liée à l’utilisation plus importante de charbon dans la production d’électricité, face à la flambée du prix du gaz naturel. L'Union européenne voit, elle, ses émissions augmenter de 0,4%, après une baisse de 8,3 % en 2023, et de 4 % en 2024. Point commun pour ces deux régions : le dernier hiver, plus froid, a stimulé la demande de chauffage, et donc des émissions.
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Cette nouvelle hausse interroge au regard des efforts réels de décarbonation de la production d’électricité dans le monde. En effet, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) faisait état hier d’une percée sans précédent des énergies renouvelables dans le mix électrique mondial, avec 80% des nouvelles capacités installées d’ici à 2030.