Kevin Warsh face à l'ombre d'Epstein : le Sénat exige des comptes avant la Fed
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Kevin Warsh prend la parole lors de la conférence Sohn Investment à New York, en 2017.
/FW1FP/Andrea Ricci - REUTERS - Brendan McDermid
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Kevin Warsh prend la parole lors de la conférence Sohn Investment à New York, en 2017.
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Le nom de Warsh apparaît dans des documents liés à une réception organisée par Epstein à Saint-Barthélemy en 2010.
La sénatrice démocrate Elizabeth Warren exige des réponses à huit questions précises d'ici au 31 mars 2026.
Le sénateur républicain Thom Tillis lie toute confirmation à l'issue des enquêtes visant l'actuel président, Jerome Powell.
Elizabeth Warren demande des explications à Kevin Warsh sur ses liens présumés avec Jeffrey Epstein. La sénatrice du Massachusetts s'appuie sur trois millions de pages de documents publiés par le département de la Justice fin janvier. Ces archives mentionnent le favori de Donald Trump pour la Fed dans des échanges de courriels d'employés d'Epstein. Les messages concernent une fête sur l'île de Saint-Barthélemy entre fin 2010 et début 2011.
À cette époque, Jeffrey Epstein avait déjà été condamné en 2008 pour sollicitation de prostitution de mineure. Elizabeth Warren souligne que le public doit comprendre l'étendue de ces interactions avant tout vote au Sénat sur le nom du futur patron de la banque centrale des Etats-Unis. Elle demande si Warsh a côtoyé Ghislaine Maxwell, la confidente d'Epstein actuellement incarcérée. La lettre interroge aussi la présence éventuelle de Donald Trump lors de ces réceptions.
Kevin Warsh n'a pas encore répondu aux sollicitations de la presse ou du Sénat. Son profil mêle expérience à la Fed et liens avec de grandes fortunes américaines. Époux de Jane Lauder, héritière du groupe Estée Lauder, il bénéficie du soutien de réseaux républicains proches du président Trump. Pourtant, sa trajectoire vers la présidence de la Fed, prévue pour mai, se heurte à des obstacles majeurs.
Le sénateur républicain Thom Tillis a annoncé son intention de bloquer le processus de confirmation. Ce blocage durera tant que l'enquête criminelle visant Jerome Powell ne sera pas résolue. Ce volet judiciaire porte sur des travaux de rénovation au siège de l'institution. Powell dénonce des manœuvres politiques liées aux décisions sur les taux directeurs.
Jerome Powell refuse de quitter ses fonctions avant la fin de son mandat en mai. Il a affirmé mercredi soir qu'il resterait à son poste jusqu'à la confirmation d'un successeur. Le président actuel lie son maintien à la conclusion de l'enquête du département de la Justice. Cette posture crée une incertitude totale sur la transition à la tête de la première banque centrale mondiale.
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Le Sénat doit désormais évaluer si les soupçons pesant sur Warsh constituent un frein définitif. La date limite du 31 mars fixée par Elizabeth Warren sera un indicateur pour les marchés. En attendant, la Fed reste sous le feu des critiques politiques et judiciaires.
(Avec Reuters)
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