Les entreprises de travaux forestiers sont à pied d’œuvre pour effacer les stigmates laissés par le passage des tempêtes Nils et Pedro, les 12 et 19 février derniers, dans les forêts publiques et privées du Haut-Languedoc, à l’ouest de l’Hérault où des rafales à plus de 150 km/heure ont été enregistrées, mais aussi, dans une moindre mesure, le sud Aveyron, l’est du Tarn, le Gers, l’Aude et les Pyrénées-Orientales. France Assureurs, la fédération professionnelle du secteur, a estimé le coût des sinistres liés aux tempêtes dans l’ouest et le sud-ouest de la France à 900 millions d'euros…
A terre, des centaines de milliers d’arbres, principalement des résineux. Épicéas, pins noirs, pins de Douglas, cèdres : la plupart a été plantée il y a une cinquantaine d’années. Si l’heure est toujours à la cartographie des dégâts, les premières coupes ont déjà commencé en Occitanie.
Du côté des forêts privées, majoritaires dans l’Hérault, la tâche est aussi immense et complexe en raison de la multiplication du nombre de propriétaires. Responsable développement forestier territorial Hérault pour le Centre national de la propriété forestière (CNPF), Élise Buchet indique qu’à date, des demandes de coupes d’urgence ont été faites sur plus de 300 hectares sous gestion.