Les investissements dans la transition climatique s'essoufflent dans l'UE
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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
REUTERS - OMAR HAVA, NA - Omar Havana
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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
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Malgré des efforts, « l’élan s’est essoufflé » en matière d'investissement dans la transition climatique en Europe. C'est ce que déplore l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE), dans une nouvelle étude. Et ce, malgré une forte hausse en 2022, suite à la crise énergétique déclenchée par la guerre en Ukraine.
D'après les calculs d'I4CE, les investissements dans la transition vers une économie bas carbone ont atteint 534 milliards d’euros en 2025. Un chiffre qui ne couvre que 61 % des 878 milliards d'euros annuels nécessaires à l'atteinte des objectifs climatiques de l’UE en 2030.
Une situation qui reflète « un manque général de planification long terme des investissements », pointent Caroline Henry et Clara Calipel, les auteures de l'étude. Et de rappeler qu'en 2022, « les décideurs publics, les entreprises et les citoyens avaient choisi d’investir davantage dans la transition énergétique ».
L’éolien, les réseaux électriques et la rénovation des bâtiments, clés pour la transition climat, restent aujourd'hui « sous-financés », souligne l'étude. Tandis que le solaire, le stockage par batteries et les bornes de recharge « sont sur la bonne voie »
D'un point de vue général, les investissements dans les énergies renouvelables et nucléaires ont diminué de 9 % par rapport à 2024. Une tendance baissière continue depuis 2022. Et ce, précise l'institut, « en raison de procédures d’autorisation lentes, d’une capacité limitée du réseau électrique et d’une demande d’électricité moins dynamique qu’anticipé ».
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Quant aux investissements dans la rénovation des bâtiments, ils ont également diminué de 5 % en 2025. En cause, « l’effet de la réduction de certains dispositifs de soutien public », notamment dans le secteur résidentiel. À titre d'exemple, en France, on peut citer le budget consacré à MaPrimeRénov : celui-ci est passé d'environ 3,1 milliards d'euros en 2024 à 2,1 milliards d'euros en 2025.
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