A man walks past tractors lined up as French farmers protest against the EU-Mercosur free trade agreement and the French government's agricultural policy, in Paris, France, January 13, 2026. REUTERS/Benoit Tessier - French farmers protest in Paris...
Après 25 ans de négociations, la présidente de la Commission européenne ratifie ce 17 janvier le traité de libre-échange avec le Mercosur au Paraguay. Malgré l'opposition frontale de la France et de ses agriculteurs, Bruxelles a obtenu l'aval du Conseil de l'UE. Paris mise désormais sur un blocage au Parlement européen pour empêcher l'entrée en vigueur du texte.
La Commission européenne s'apprête à savourer son succès. Samedi, vers 13 heures (heure locale), sa présidente, Ursula von der Leyen, signera dans la capitale du Paraguay, Asuncion, l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les pays du Mercosur, négocié depuis vingt-cinq ans. Le 9 janvier, elle a obtenu l'autorisation du Conseil de l'UE.
Pour la France, qui s'y opposait au nom de la défense de ses agriculteurs et a voté contre cette signature, c'est un échec. Le monde agricole, l'ensemble des parlementaires, ainsi que de nombreuses ONG de défense de l'environnement déplorent l'incapacité de Paris à imposer son « non ».
Malgré les nombreux écrits sur les raisons, les conséquences et l'avenir de l'accord, celui-ci continue de susciter un débat acéré. Quelques interrogations persistent, de nouvelles surgissent. La Tribune fait le point.
Pourquoi la Commission européenne tient-elle tant à cet accord?
La persévérance d'Ursula von der Leyen — qui, en décembre 2024, a annoncé depuis le Brésil la conclusion des négociations contre l'avis de la France — a beaucoup surpris et irrité à Paris. D'autant plus que le gain économique pour la croissance européenne, mis en avant par la Commission, semble limité : + 0,05 % sur le PIB de l’UE à l’horizon 2040.
Rapporté à un PIB « monstre » de presque 18 000 milliards d'euros, cela représente néanmoins quelque 77,6 milliards d'euros d'ici 2040, souligne-t-on à la Direction générale du commerce. Ses effets seront supérieurs à ceux de bon nombre d'autres traités, souligne-t-elle.
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