Le coût d'une alimentation saine bondit de 25% en cinq ans
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Les aliments de base, comme les céréales et les légumineuses, représentent 13% du coût d'une alimentation saine.
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Les aliments de base, comme les céréales et les légumineuses, représentent 13% du coût d'une alimentation saine.
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Le coût d’une alimentation saine a augmenté de 25% en cinq ans et près d’une personne sur trois dans le monde en est privée, selon des données de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) communiquées ce mercredi.
Ce coût s’élève à 4,28 dollars par personne et par jour, indique le rapport 2026 de la FAO sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, qui doit être présenté mardi au siège de l’organisation à Rome.
La forte progression de cet indicateur clé sur une demi-décennie met en lumière les difficultés croissantes d'accès à des ressources nutritionnelles de qualité pour les populations les plus vulnérables de la planète.
Les aliments de base, comme les céréales et les légumineuses, représentent 13% du coût d’une alimentation saine. Les produits d’origine animale comptent quant à eux pour presque 30% de ce total, contre 16% pour les fruits et légumes.
Cette structure montre que la part des produits d'origine animale constitue le poste de dépense le plus lourd dans le panier nutritionnel équilibré, devançant largement les apports végétaux.
La prépondérance des frais liés aux produits d'origine animale et aux produits frais comme les fruits et légumes explique la complexité de l'accès à un régime complet et diversifié pour les foyers à faibles revenus.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Entre 70 et 75% du coût d’une alimentation saine est généré après que les aliments ont quitté la ferme. La FAO recommande ainsi d’investir dans la logistique et les infrastructures locales comme les routes et le stockage.
Cette part prépondérante des coûts post-ferme démontre que la problématique de l'accessibilité financière se joue principalement au niveau des circuits de distribution, de transport et de conservation des denrées.
L'amélioration des infrastructures logistiques locales et des réseaux routiers est donc présentée par les experts comme un levier d'action majeur pour faire baisser directement le prix payé par le consommateur final.
L'État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde
• 25% de hausse du coût d'une alimentation saine en cinq ans.
• 4,28 dollars par personne et par jour.
• 2,69 milliards de personnes privées d'une alimentation saine.
• 34% de baisse du coût mondial grâce à la production locale.
• 80% de baisse du coût en Afrique grâce à la production locale.
La région où ce coût est le plus élevé est l’Amérique latine, plus particulièrement les Caraïbes. Selon Maximo Torero Cullen, cela pourrait s’expliquer par le fait que ces pays donnent la priorité aux exportations plutôt qu’à une offre suffisante et diversifiée pour les marchés locaux.
Cette stratégie commerciale orientée vers l'international restreint la disponibilité des produits frais et diversifiés sur les marchés nationaux, ce qui pousse mécaniquement les prix locaux à la hausse.
La dépendance des marchés locaux vis-à-vis des politiques d'exportation aggrave la vulnérabilité des populations locales face aux fluctuations des prix intérieurs de la nourriture saine.
Ormuz et El Niño en embuscade
Pour l’année à venir, le chef économiste de la FAO a pointé deux facteurs d’incertitude: la fermeture du détroit d’Ormuz, qui réduit notamment le commerce mondial des engrais, ainsi que le phénomène climatique El Niño, dont le pic est attendu fin 2026.
L’expert de la FAO recommande également de réorienter les aides publiques vers les aliments plus riches en nutriments, plutôt que les céréales. Il encourage par ailleurs la production locale, qui réduirait le coût d’une alimentation saine à l’échelle mondiale et continentale.
La transition des politiques publiques d'aide vers des cultures à haute valeur nutritionnelle permettrait de rééquilibrer l'offre alimentaire globale au profit de la santé publique.
En favorisant les circuits courts et la production sur place, les pays pourraient considérablement faire baisser le coût de l'alimentation saine, notamment en Afrique où cette baisse pourrait atteindre près de 80%.
(Avec l'AFP)
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