Lutte anti-drone : l'armée de l'air française bientôt dotée d'une capacité à bas coût mais performante

Tir d'essai d'une roquette guidée laser de Thales depuis un Rafale en juillet 2026
Direction générale de l'armement

Tir d'essai d'une roquette guidée laser de Thales depuis un Rafale en juillet 2026
Direction générale de l'armement
Emmanuel Macron demande régulièrement de l'agilité et de la rapidité aux industriels et à la Direction générale de l'armement (DGA). Avec la campagne d’essais d’intégration réussie des roquettes guidées laser de 68 mm sur Rafale achevée le 7 juillet, ils ont démontré qu'ils pouvaient répondre aux attentes du Chef de l’État. En coopération avec le Centre d’expertise aérienne militaire (CEAM) de l’armée de l’Air et l’Espace, la DGA a effectivement validé une nouvelle capacité pour l'armée de l'air et de l'espace performante et à coût modéré pour la lutte anti-drone en moins de huit mois ! Ce qui va très rapidement permettre par exemple aux pilotes de la chasse française de neutraliser les drones iraniens Shahed iraniens dans le ciel du Golfe à moindre coût, en lieu et place des missiles air-air Mica de MBDA très efficaces mais aussi très coûteux.
L’intégration de la lutte anti-drone sur avion de combat (LADAC) sur le Rafale « illustre la capacité de la « DGA de combat » à répondre rapidement aux besoins des forces au travers d’un processus agile pour satisfaire le besoin opérationnel dans un calendrier contraint », a souligné le ministère des Armées dans un communiqué publié lundi. La DGA va livrer un premier lot de roquettes afin de doter l’armée de l’Air d’une première capacité opérationnelle dès la fin du mois de juillet. Cette dotation ouvre la voie à une qualification complète de ce nouveau système d’arme du Rafale. « Les livraisons des matériels commandés (paniers lance-roquettes, roquettes guidées laser et pods de désignation laser Talios dotés du mode LADAC débuteront concomitamment, dès juillet 2026 », a expliqué le ministère des Armées dans le communiqué.
Afin de répondre au besoin opérationnel de l’armée de l’Air de disposer au plus vite d’un armement de lutte anti-drone efficace et à coût modéré, la DGA a étudié fin 2025 diverses solutions pour rapidement doter l’avion de combat Rafale d’une telle capacité. À l’issue de cette étude, la DGA a opté pour une solution déjà qualifiée, la roquette guidée laser de 68 mm développée et intégrée sur l’hélicoptère d’attaque Tigre. Ainsi, dans le cadre d’une « Urgence Opération », la DGA a notifié le 31 décembre 2025 à Dassault Aviation et à Thales un contrat pour le développement d’une capacité LADAC sur Rafale, en associant des roquettes guidées laser de 68 mm et le pod de désignation laser Talios.
Depuis février 2026, plusieurs essais ont été menés par différents centres d’essais et d’expertise de la DGA, dont plus particulièrement celui de Cazaux (Gironde), afin d’adapter les capteurs du Rafale à la conduite de tir de roquettes et de tester notamment les différentes fonctions sollicitées pour cette capacité de lutte anti-drone : détection des drones par le radar, poursuite du drone par le pod Talios et désignation laser, emport des paniers lance-roquettes dans le domaine de vol de l’avion, tir de roquettes puis guidage laser jusqu’à la cible et enfin neutralisation des drones ciblés.
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Outre Dassault et Thales, la société EOS Technologie a fourni à la DGA, plusieurs drones représentatifs des menaces de drones pour évaluer fin 2025, début 2026 les modes de poursuite en air-air du pod Talios et ses performances de désignation laser en configuration air-air et de la roquette guidée laser. Début juillet, la DGA a procédé à des tirs d’essais de roquettes guidées laser sur des cibles aériennes représentatives de la menace sur le site de DGA Essais de missiles à Biscarosse. Ces essais avaient pour objectif de valider en vol l’efficacité de la nouvelle capacité LADAC développée au profit des Rafale des forces françaises.
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