Grippe aviaire : le niveau de risque abaissé à “modéré” en France
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La filière du foie a été durement touchée par la grippe aviaire.
Rémi Benoit
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La filière du foie a été durement touchée par la grippe aviaire.
Rémi Benoit
Le reflux se confirme. Le niveau de risque lié à la grippe aviaire sera abaissé d“élevé” à “modéré” en France à compter de lundi, selon un arrêté publié au Journal officiel. Une décision prise « en considérant l’amélioration de la situation sanitaire au sein des élevages et dans l’avifaune sauvage ».
Jusqu’ici classé au niveau “élevé” - le plus haut - depuis octobre 2025, le risque épizootique lié à l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) impliquait notamment des mesures strictes comme le confinement des volailles. Ce seuil est habituellement atteint plus tard dans la saison, souvent en novembre ou décembre.
« Compte tenu de la situation épidémiologique favorable (...) l'Etat abaisse le niveau de risque à compter du (lundi) 27 avril », a indiqué le ministère de l'Agriculture à l'AFP, en précisant que la décision a été arrêtée « après concertation avec les scientifiques et les professionnels du secteur ». Depuis le 16 avril, « il n'y a plus de cas actifs sur le territoire à cette date », et le retour des oiseaux migrateurs s'est fait « sans cas récent », a-t-on expliqué de même source.
Le passage au niveau “modéré”, échelon intermédiaire entre “négligeable” et “élevé”, ouvre la voie à un assouplissement des mesures de surveillance et de prévention.
Parmi les évolutions concrètes : un allègement des restrictions sur les déplacements d’animaux et des contraintes logistiques moins lourdes pour les éleveurs. Certaines obligations demeurent toutefois, notamment pour le transport de palmipèdes, avec des dispositifs visant à limiter la dispersion de plumes ou de duvets.
« C'est une bonne nouvelle » qui « nous remet dans un contexte de normalité par rapport à la conduite de nos élevages », a salué Marie-Pierre Pé, directrice du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog), interrogée par l'AFP.
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Désormais, « tous les animaux vont aller dehors pour l'alimentation », a déclaré de son côté Thierry Dezès, 47 ans, qui élève 5.000 à 6.000 canards à Baigts (Landes). « On avait déjà le droit de remettre les animaux dehors » - ceux-ci étant vaccinés, « mais là, maintenant, on peut mettre tous les aliments et l'abreuvement dehors, ce qui est mieux pour eux, et pour l'éleveur ! », a-t-il souligné auprès de l'AFP.
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Mais Thierry Dezès a aussi regretté une levée tardive du risque « élevé » et le coût de la vaccination des canards, alors que la part du financement de l'État - estimée à 100 millions d'euros par an - est passée de 70% à 40% pour la saison 2025-2026.
Si la situation s’améliore, les autorités restent prudentes face à un virus qui circule encore dans l’avifaune sauvage et peut contaminer les élevages.
(Avec AFP)
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