Avec son trimaran cargo à voile, Vela se rêve en concurrent du fret aérien
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Le Vela 1 ralliera Caen à la côte Est des Etats-Unis (photomontage)
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Le Vela 1 ralliera Caen à la côte Est des Etats-Unis (photomontage)
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Sa silhouette singulière prolongée d’une longue étrave pointue promet de faire sensation dans le port de Caen d’où il partira pour sa traversée transatlantique inaugurale. Après avoir bouclé une levée de fonds de 40 millions d’euros en septembre 2024, la société bayonnaise Vela se prépare à mettre à l’eau ce qui sera le tout premier trimaran cargo à voiles au monde. En cours de construction aux Philippines, cet étonnant esquif de 67 mètres de long et 25 de large doit rallier la côte normande au troisième trimestre de l’an prochain avant de prendre la direction des Etats-Unis.
Dessiné par le cabinet d’architecture navale breton VPLP, il est directement inspiré des grands multicoques qui se sont élancés du Havre, il y a quelques jours, pour la transat café l’Or. Beaucoup des technologies éprouvées par ces Formules 1 des mers y sont transposées, tels ces hydrogénérateurs (sorte d’hélices sous-marines) placés à l’arrière pour produire de l’énergie. « L’ADN de la course au large a été un élément clé dans l’aboutissement du concept », résume le skipper François Gabart, l’un des cinq cofondateurs de Vela.
La société promet un temps de traversée «100% à la voile » inférieur à une quinzaine de jours à une vitesse comparable à celle des porte-conteneurs, manutention comprise. Le tout moyennant une réduction des émissions carbone de l’ordre de 90% en comparaison du transport maritime traditionnel.
« Les atouts de ce navire résident dans sa stabilité et dans ses performances en cas de vents forts ou de vents faibles ce qui est le cas 60% du temps dans l’Atlantique Nord », vante Pierre Arnaud Vallon, son président. Outre ses trois coques, le bateau sera doté de cales réfrigérées (alimentées en électricité par des panneaux solaires et des hydrogénérateurs) qui ont fait l’objet de plusieurs dépôts de brevets. Celles-ci pourront accueillir jusqu’à 600 palettes. « C’est une proposition de valeur qui intéresse beaucoup les industriels du médicament notamment », souligne le patron de Vela. De fait.