Canicule : un premier bilan provisoire fait déjà état d'un millier de décès supplémentaires
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La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, avait déjà évoqué samedi une mortalité supérieure à la normale.
REUTERS - Sarah Meyssonnier
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La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, avait déjà évoqué samedi une mortalité supérieure à la normale.
REUTERS - Sarah Meyssonnier
La vague de chaleur n'est pas encore totalement derrière la France qu'elle laisse déjà entrevoir son coût humain. Selon les premières estimations publiées dimanche par Santé publique France (SpF), environ 1 000 décès supplémentaires ont été enregistrés depuis le 24 juin par rapport à la mortalité habituellement observée à cette période de l'année. Des chiffres encore non consolidés, qui devraient être révisés dans les prochains jours.
L'agence sanitaire précise que plus de 1 200 décès, toutes causes confondues, ont été recensés le 24 juin, puis plus de 1 400 les 25 et 26 juin. À titre de comparaison, la mortalité quotidienne s'établissait autour de 900 à 1 000 décès en avril et en mai.
Ces décès ne sont pas tous directement attribués à la chaleur, mais l'écart observé constitue un premier indicateur de l'impact de cet épisode exceptionnel. Les autorités sanitaires rappellent que les conséquences des fortes températures se manifestent souvent avec plusieurs jours de décalage, laissant présager un bilan final plus lourd.
Comme lors des précédentes canicules, les personnes âgées paient le plus lourd tribut. Santé publique France indique que 85 % des décès supplémentaires concernent des personnes de 65 ans et plus. L'agence relève également une augmentation particulièrement marquée des décès à domicile, de l'ordre de 40 %, surtout en Île-de-France.
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, avait déjà évoqué samedi une mortalité supérieure à la normale. Les premières données publiées ce dimanche viennent confirmer cette tendance alors que les températures commencent à redescendre sur une grande partie du territoire.
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La canicule de juin 2026 est d'ores et déjà qualifiée de plus intense que celle de 2003 mais selon Stéphanie Rist, « la surmortalité devrait probblement être inférieure » . Si les records de température retiennent l'attention, les chiffres de mortalité rappellent que les vagues de chaleur sont désormais un enjeu majeur de santé publique. Elles mettent sous tension les services d'urgence, fragilisent les personnes les plus vulnérables et interrogent la capacité du système de santé, mais aussi des collectivités et des logements, à s'adapter à des épisodes extrêmes appelés à devenir plus fréquents avec le réchauffement climatique.
(Avec AFP)
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