L’intelligence artificielle est vouée à occuper une place primordiale dans la gestion des serres agricoles. Le sujet était à l’ordre du jour du MedFEL, le salon de la filière fruits et légumes qui s’est tenu à Perpignan les 28 et 29 avril.L’intelligence artificielle n’est pas chose nouvelle en agriculture, mais elle n’a pas grand-chose à voir avec l’IA générative : « Quand on parle d’IA en agriculture, on parle surtout de deep-learning ou de machine-learning, et les applications sont déjà nombreuses », résume Guillaume Mathaly, du cabinet de conseil AYMING qui accompagne les entreprises dans leurs processus d’innovation.
« On peut la retrouver l’IA et l’utiliser à chaque maillon de la chaîne de valeur de la filière fruits et légumes, en production pour le pilotage des ressources, au niveau de la transformation pour du tri optique par exemple, au niveau du commerce de gros pour la prédiction de la demande ou l’optimisation logistique, et en magasin pour la gestion des rayons et les démarques » explique-t-il lors du MedFEL, le salon de la filière des fruits et légumes qui s’est tenu à Perpignan les 28 et 29 avril.
De la prévision de récolte à l’autonomie des robots, l’IA se glisse donc déjà partout mais se heurte encore à une série de limites naturelles, sur la qualité des données parfois aléatoires, les infrastructures numériques, le coût de développement, les questions d’appropriation par les opérateurs ou les contraintes réglementaires.
La gestion de l’énergie
Si les taux d’équipements restent modestes dans le monde agricole (voir l’encadré), la percée est réelle, comme chez les Paysans de Rougeline, groupement de producteurs de tomates et de fraises du sud de la France. Au point qu’une filiale, Rougeline Innovations, a été créée pour porter les technologies nouvelles jusque dans les serres des producteurs.