Alors que les financements se sont resserrés cette année, avec une enveloppe divisée par deux, le Fonds vert qui vise toujours à accélérer la transition écologique des territoires aura permis de financer près de 2440 projets en Auvergne-Rhône-Alpes, en lien tout particulièrement avec les risques climatiques émergents en montagne.
Lancé en janvier 2023 afin d’accompagner les territoires dans leur adaptation au changement climatique, le Fonds vert aura vu ses dotations se réduire cette année. De 2 milliards d'euros il y a deux ans, son enveloppe est tombée à 1,15 milliard d'euros en 2025, dont 100 millions d'euros ont été fléchés vers la région Auvergne-Rhône-Alpes, un territoire qui subit déjà les conséquences du réchauffement climatique, contre 430 millions d'euros sur les deux années 2023 et 2024.
« Auvergne-Rhône-Alpes se réchauffe plus vite que d’autres régions. Il y a plus d’épisodes de sécheresse, plus d’incendies de forêts, des problèmes sur l’agriculture, des pluies violentes plus importantes », rappelle Aymeric Diot, chef de service délégué à l'accompagnement régional, au pilotage et à l'expertise du fonds vert à la DREAL. Sans oublier une forte exposition aux épisodes de pollution aux particules fines.
En soixante ans, la température moyenne a ainsi augmenté de 2,2°C à l'échelle régionale, tandis que 80% de communes comptent au moins un risque naturel et 70% d’entre elles un risque d’inondation, révèle Fabienne Buccio, préfète de la région Auvergne Rhône-Alpes.
Une nouvelle manière d'allouer les ressources
Sur le territoire auralpin, ces subventions diminuées de moitié ont été fléchées vers deux grands enjeux : le soutien aux maires bâtisseurs dans la création de logements et la mise en oeuvre du PCAET (plan climat air énergie territorial), détaille la préfète de région.
Dans un contexte de baisse des dotations où la sélection des projets se veut encore plus drastique, le plan climat est une nouvelle porte d’entrée pour financer des mesures déjà actées, mais parfois difficiles à financer pour les collectivités, explique Aymeric Diot. « Les parlementaires souhaitaient que l’Etat puisse soutenir les PCAET de manière un peu forfaitaire et que les collectivités puissent orienter vers les mesures les plus importantes », détaille t-il. Avec là encore, une multitude de projets maillant tout le territoire visés.
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