Spatial : Sensing lève 12 millions d'euros pour doper la surveillance atmosphérique
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Sensing vient de procéder à une augmentation de capital de douze millions d'euros.
Florine Galéron
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Sensing vient de procéder à une augmentation de capital de douze millions d'euros.
Florine Galéron
Sur les écrans de la salle de contrôle s'affiche une carte du monde avec toutes les zones surveillées par la startup Sensing. Grâce à son satellite envoyé en orbite l'an passé, la société peut détecter et quantifier les émissions de méthane d’origine humaine sur plus d'un millier de sites industriels (plateformes pétrolières ou gazières, mines de charbon, etc) aussi bien en Chine, au Moyen-Orient qu'aux Etats-Unis.
Fondée en 2021, la société toulousaine vient d'annoncer une augmentation de capital, soutenue par les investisseurs Vol-V et Pi Invest, permettant de financer un plan d’investissement de 12 millions d'euros pour développer sa nouvelle génération de satellites de mesure des émissions de gaz à effet de serre. Née sous le nom d'Absolut Sensing, la startup marque sa sortie d’incubation au sein du groupe Absolut en se renommant Sensing. Par ailleurs, sa gouvernance est remaniée dans l'opération, Nicolas Fabre (ex-manager chez Capgemini) devient directeur général et Tristan Laurent, cofondateur de la société, est nommé président.
Depuis ses locaux toulousains au bord du Canal du Midi où travaillent une trentaine de salariés, Sensing est pleine réalisation de sa prochaine gamme de satellite qui doit partir en orbite fin 2027- début 2028. « Cette nouvelle génération de satellites sera dotée d'un miroir à balayage actif, ce qui va nous permettre de pointer plus précisément une cible : une plateforme pétrolière, un bateau en train de dégazer illégalement en mer, etc. Nous allons pouvoir détecter le méthane dès 50 kilos de l'heure contre 100 kilos pour le premier satellite, ce qui va nous permettre de repérer deux-tiers des émissions mondiales », décrit Tristan Laurent.