La Banque Populaire Grand Ouest mobilise 100 millions d'euros de financements et lance un livret d’épargne grand public fléché vers le secteur Défense.
Contexte géopolitique et enjeux de souveraineté obligent, les entreprises innovantes du secteur de la défense font l’objet de toutes les attentions. En septembre dernier, le Crédit Mutuel Arkéa annonçait la création d’une filière « Défense & Souveraineté » à destination des PME et ETI et formée autour d’un financement bancaire doté de 500 millions d’euros et de deux fonds d’investissement.
Les besoins de financement de ces entreprises de la base industrielle et technologique de défense (BITD), dont l’activité est dopée par un budget défense 2026 à 66,5 milliards d’euros au global (+11 % par rapport à 2025), sont aussi sérieusement scrutés par la Banque Populaire Grand Ouest (BPGO).
Déjà engagée auprès du tissu de PME et ETI travaillant pour les grands donneurs d’ordre industriels, l’établissement a annoncé mercredi 4 février à Rennes, la mobilisation en 2026 de nouveaux financements à hauteur de 100 millions d’euros de crédits supplémentaires. Un Livret Grand Ouest Défense espère également mobiliser les épargnants et les acteurs économiques du territoire, avec l’objectif de collecter 20 millions d’euros.
50 millions d'euros pour le financement à court terme
« Ces financements reposent sur plusieurs leviers. Pour financer les besoins à moyen et long terme, la banque déploie une enveloppe de 50 millions d’euros adossés au dispositif de la Banque européenne d’investissement (BEI) » à d’abord énoncé Benoit Catel, directeur général de la BPGO. La banque cible particulièrement les 246 entreprises de la BITD en Bretagne (16 000 emplois) et les 200 entreprises (10 500 emplois) installées en Pays de la Loire, et travaillant dans l’aérospatial, le naval ou le terrestre.
Concrètement, une première enveloppe de 10 millions d’euros de prêts à taux bonifié, dite BEI Défense, leur sera dédiée, et complétée par un dispositif destiné aux entreprises innovantes (20 millions d'euros à taux bonifié) mais pouvant manquer de capitaux propres. À l’instar de celles spécialisées dans le génie maritime ou les systèmes complexes. Une autre enveloppe de 50 millions d’euros, au titre de financement à court terme, est également mise en place pour soutenir le quotidien des PME et ETI dans leurs besoins de fonds de roulement.
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.