Sébastien Lecornu, ancien ministre des Armées et nouveau Premier ministre, le rappelait encore il y a un mois : en Bretagne, l'économie de défense représente un peu plus de 16.370 emplois répartis dans les 246 PME et ETI sous-traitantes de l'industrie, pour un total de 3,6 milliards d'euros de paiements directs du ministère des Armées en 2025. Cette année, l'armée investira un total de 350,6 millions d'euros dans ses infrastructures régionales, faisant directement contribuer 976 PME et ETI.
C'est dans cet écosystème appelé à croître et au sein de la base industrielle et technologique de défense (BITD) française, que la banque mutualiste Crédit Mutuel Arkéa, dont le siège est à Brest, se place en position offensive.
Fort de son ancrage territorial et de sa stratégie de financement de l'économie réelle (quasiment 100% de l'activité, 25% d'entreprises), le groupe bancaire coopératif a annoncé au Forum économique breton, qui s'ouvre ce mercredi à Saint-Malo, la création d'une filière « Défense & Souveraineté ».
Celle-ci fonctionnera comme les autres filières déjà existantes (agri-agro, maritime, immobilier) avec l'ambition de déployer diverses solutions de financement pour soutenir les PME et ETI du secteur. En partenariat avec Bpifrance, la filiale Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels dégagera notamment d'ici à la fin de l'année une enveloppe de 500 millions d'euros afin de financer le besoin en fonds de roulement (BFR) des entreprises (rang 1, 2, ou 3) de la BITD investie sur des sujets de souveraineté.