Depuis Toulouse, le Spaceflight Institute veut former les futurs experts du vol habité
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Ugo Bonnet, CEO du SpaceFlight Institute.
Rémi Benoit
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Ugo Bonnet, CEO du SpaceFlight Institute.
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Sophie Adenot s'est envolée ce vendredi à bord de la capsule Crew Dragon de SpaceX vers la Station spatiale internationale. L'astronaute française de l'Agence spatiale européenne effectuera une mission longue durée de huit mois (alors que le séjour standard dans l’ISS est autour de 6 mois), de quoi anticiper les futures missions d'exploration vers la Lune, voire Mars.
Dès le mois prochain, la Nasa lancera la première étape du programme de vol habité Artemis. Quatre astronautes décolleront depuis la Floride à bord de la fusée Space Launch System, la plus puissante jamais construite, pour voyager autour de la Lune. De leur côté, la Chine et la Russie s'affairent à construire une station sur la Lune.
Au-delà des programmes portés par les agences spatiales, de nombreux acteurs privés veulent envoyer des humains en orbite pour faire du tourisme spatial mais aussi pour développer des bases lunaires et exploiter les ressources du satellite naturel de la Terre à l'instar de start-up comme Axiom, Vast, Blue Origin ou Starlab.
Un demi-siècle après le premier pas de l'Homme sur la Lune, l'exploration est de nouveau sur le devant de la scène spatiale. Face à cette effervescence et cette démocratisation de la conquête spatiale, à Toulouse, le Spaceflight Institute, vient d'ouvrir les candidatures d’un certificat d'études avancées en vol habité via un double diplôme avec l'Isae-Supaero, l'école d'ingénieurs qui a formé plusieurs astronautes dont Thomas Pesquet et Sophie Adenot.
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Moyennant 25 000 euros, le cursus de cinq mois, accessible aux détenteurs au minimum d'un master 1 en sciences, vise à donner une compréhension globale du vol habité avec des modules sur l'astrophysique, de planétologie, d'ingénierie des systèmes spatiaux ou encore les conséquences physiologiques des missions spatiales. Un partenariat avec l'École de l'air et de l'espace pour un module sur le leadership est également prévu. L'organisme de formation compte ouvrir 18 places pour la première promotion et a déjà reçu des marques d'intérêt de plus de 300 personnes du monde entier.
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