Spatial : l'astronaute Sophie Adenot bat un record avant d'embarquer pour l'ISS
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Sophie Adenot au Cnes, à Toulouse.
Rémi Benoit
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Sophie Adenot au Cnes, à Toulouse.
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Thomas Pesquet a marqué les esprits en partageant au grand public sa vie d'astronaute via d'innombrables clichés de la Terre vue de l'ISS. La nouvelle astronaute française de l'agence spatiale européenne, Sophie Adenot, va marquer un nouveau tournant dans l'exploration : l'accomplissement de missions plus longues dans l'espace.
L'ingénieure et pilote doit s'envoler le 15 février prochain pour une mission de huit mois à bord de la station spatiale internationale alors que le séjour standard dans l’ISS est autour de 6 mois. La médecine a montré que certains effets sur le corps humain de l'apesanteur augmentent de façon notable (ou même apparaissent) après 6 mois sur orbite. D'où l’intérêt de les observer et de savoir comment les contrer pour se préparer à de futures missions longues vers la Lune, voire Mars.
« C’est vrai que la mission sera plus longue que les six mois initialement annoncés et ce sera pareil pour toutes les futures missions de longue durée. Les chirurgiens de vol et les équipes médicales disent que c'est faisable, que nous pouvons revenir en bonne santé sur Terre, donc faisons-le », a argué Sophie Adenot ce lundi 5 janvier à l'occasion d'une conférence de presse.
Dans cette optique de missions XXL en orbite, l'astronaute de l'ESA va notamment expérimenter une nouvelle machine de musculation appelée E4D qui est testée sur l’ISS, avant d’être envoyée dans le Gateway, la future station en orbite autour de la Lune. « Cette machine permet de réaliser un grand nombre de mouvements très différents et beaucoup plus fins pour faire travailler tous les groupes musculaires. Cette expérimentation permettra de vérifier si certains muscles n'ont pas été oubliés et si elle est vraiment meilleure pour la préparation physique pour le retour sur Terre », décrit Sophie Adenot.
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L'astronaute s'est aussi entraînée avant le départ en simulateur à piloter un module lunaire. Elle devrait refaire le même exercice au terme de sa mission. « Cela permettra de vérifier après une mission de longue durée si l'on conserve encore de très bonnes compétences pour faire atterrir un module lunaire. C’est très important pour les futures missions, surtout celle avec un long temps de transit comme vers Mars. La mission est donc tournée vers l’avenir de l’exploration à long terme », commente-t-elle.
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