Emmanuel Macron dévoile la première stratégie spatiale française
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Syracuse IV
Thales Alenia Space/BRIOT Emmanuel,
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Thales Alenia Space/BRIOT Emmanuel,
A quelques petites semaines de la conférence ministérielle de l'Agence spatiale européenne (ESA), la France tente de rester à la manœuvre alors que l'Allemagne investit massivement dans ce domaine pour en prendre le leadership européen. Ainsi, Paris se dote pour la première fois d'une stratégie spatiale globale aussi bien dans le militaire (réactualisée par rapport à celle de 2019) que dans le civil pour donner une vision et un cap à cet écosystème français et européen jusqu'à l'horizon 2040. Cette stratégie repose sur cinq piliers (accès autonome à l'espace, industrie, spatial de défense, exploration spatiale et coopérations).
En déplacement à Toulouse ce mercredi pour l'inauguration du Commandement de l'Espace (CDE), Emmanuel Macron va dévoiler ce document, dont une partie restera classifiée (technologies critiques notamment) et qui a été rédigé par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). Le Chef de l’État expliquera pourquoi cette stratégie nationale, qui a également une portée européenne importante, est nécessaire. Pour deux raisons essentielles : « il est urgent de reconstruire urgemment une volonté politique commune en européen » et, surtout, la France doit rester dans la course spatiale, qui est un de ses domaines d'excellence.
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Premier pilier, qui coûte très cher à la France, les lanceurs. Depuis les années 60, la France a beaucoup investi dans la filière lanceur pour disposer d'une autonomie stratégique en matière d’accès à l’espace. Depuis la famille des lanceurs Diamant (1965-1975) jusqu'à Ariane 6, dont le premier vol a été un succès en juillet 2024, la France a su garder sa souveraineté en la matière tout en la partageant de plus en plus au sein de l'Europe à travers l'ESA, notamment avec l'Allemagne. Priorité des priorités dans un secteur de plus en plus concurrentiel, y compris en Europe, la montée en cadence d'Ariane 6, qui a réussi début novembre son quatrième vol. « Le programme se déroule comme attendu, mais, vous le savez bien, il s’agit là d’accroître la compétitivité de notre lanceur européen », explique l’Élysée. Mais la France se préoccupe déjà du post-Ariane 6 et l'émergence des micro et mini-lanceurs, qui est l'un des deux sujets structurants pour elle avec le développement des technologies critiques.