Aéronautique : Ascendance vole vers la défense avec son VTOL hybride
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Ascendance a reçu l'aérostructure de son VTOL.
Rémi Benoit
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Ascendance a reçu l'aérostructure de son VTOL.
Rémi Benoit
En exclusivité dans La Tribune Dimanche de ce week-end, l'entreprise Ascendance a dévoilé l'aérostructure de son VTOL (Vertical Take Off and Landing, ndlr), un projet de petit avion à décollage et atterrissage verticaux baptisé ATEA. L'aérostructure est composée d'un tronc central et ses quatre ailes réalisés par Duqueine Group et fraîchement réceptionnés par la jeune entreprise française dans son usine de 2 000 mètres carrés située au cœur de l'aérodrome Lherm-Muret, au sud de Toulouse.
L'engin, équipé d'une propulsion hybride-électrique développée en interne (voir plus bas), aura ainsi une envergure de 14 mètres, pour un poids total de 2 tonnes. Les moteurs de ce futur VTOL, compatibles avec le SAF ont été co-conçus avec Safran (qui a livré lui aussi les premiers moteurs à Ascendance), ouvrent par la même occasion de nouvelles opportunités de marchés au petit aéronef.
D'autres pays travaillent sur des projets de VTOL militaires, mais Ascendance a quelques arguments pour convaincre la DGA. Grâce à sa propulsion hybride électrique, le VTOL français ATEA offre une empreinte thermique bien moindre qu'un hélicoptère et des nuisances sonores drastiquement réduites. Une certaine discrétion qui ne laisse pas insensible des responsables français tricolores à en croire la start-up toulousaine, qui emploie déjà 115 collaborateurs.