Safran a livré en 2025 plus de 1 800 moteurs civils, destinés avant tout à Airbus et Boeing, soit davantage que prévu. De quoi contribuer à générer des résultats records l’an dernier, par ailleurs gonflés par les activités de service et la défense.L’un des principaux goulets d’étranglement du secteur aéronautique semble quelque peu se desserrer. Après avoir connu une baisse de ses livraisons de moteurs civils en 2024, Safran a « surperformé » en 2025, à la plus grande satisfaction des grands avionneurs, Airbus et Boeing. Et le motoriste a précisé, vendredi 13 février, à l’occasion de la présentation de ses résultats financiers, qu’il comptait bien rester sur cette lancée avec un quasi doublement de ses livraisons en 2028 par rapport à 2024. D’où le maintien d’un plan soutenu d’investissements capacitaires pour les années à venir, en France et dans le reste du monde.
Porté par la hausse du trafic aérien, mais aussi par l’augmentation des dépenses dans la défense et l’essor du spatial, Safran a affiché l’an dernier des résultats record. Le chiffre d’affaires du groupe s’est élevé en 2025 à 31,3 milliards d’euros, en hausse de 15 %, gonflé également à hauteur de 618 millions d’euros par l’absorption des activités de commandes de vols de l’américain Collins Aerospace.
Avec un résultat opérationnel de 5,2 milliards d’euros, en hausse de 26 %, l’équipementier peut s’enorgueillir d’une confortable marge de 16,6 % (contre 15,1 % en 2024). Pour 2026, l’industriel table sur une hausse du chiffre d’affaires comprise entre 12 et 15 % et sur un résultat opérationnel situé entre 6,1 et 6,2 milliards d’euros.
Un objectif de 2 600 moteurs Leap livrés en 2028
Dans le détail, Safran est parvenu à livrer 1 802 moteurs Leap en 2025, un moteur fabriqué en tandem avec l’américain GE Aerospace (au sein de leur société commune CFM International) qui équipe tous les Boeing 737 MAX, 60 % des A320neo ainsi que tous les C919 du chinois Comac. Soit une hausse de 28 %, contre une augmentation qui avait été évaluée auparavant entre 15 et 20 %. « C’est un nombre record de livraisons de Leap, qui dépasse le niveau atteint en 2019 », s’est félicité Olivier Andriès, le directeur général du groupe tricolore. En clair, la parenthèse Covid a été refermée. Les activités civiles représentent ainsi environ 80% du chiffre d’affaires de l’entreprise.