Orange déploie à Toulouse un service souverain de lutte anti-drone
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Orange déploie une offre de lutte anti-drone qui équipe notamment l'est de Toulouse.
Florine Galéron
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Orange déploie une offre de lutte anti-drone qui équipe notamment l'est de Toulouse.
Florine Galéron
« C'était il y a quelques semaines. Nous avons détecté un comportement anormal d'un drone qui a survolé un site industriel puis un deuxième », confie Nassima Auvray, directrice défense et sécurité d'Orange. Le groupe français a commencé à déployer en début d'année des capteurs de détection des drones sur son propre réseau de points hauts, ces tours passives qui supportent les antennes de télécommunications. Orange dispose via sa filiale Totem d'un réseau de près de 20 000 points hauts sur l'ensemble de l'Hexagone.
« Notre système antennaire permet de détecter la balise de chaque drone. Cette dernière comprend la carte d'identité du drone avec sa plaque d'immatriculation, son altitude de vol, sa portée. Il est possible de géolocaliser le télépilote et de répertorier l'historique d'activité de l'appareil », décrit Nassima Auvray. Démonstration en direct depuis le campus d'Orange à Balma, à l'est de Toulouse, l'un des trois points hauts équipés du service en France avec Val-de-Reuil (Normandie) et Brétigny (Île-de-France).
Pour la simulation, des télépilotes font décoller leur drone depuis un terrain de basket du campus où ils sont autorisés à voler. Des caméras permettent au poste de contrôle d'avoir une vue sur les drones et leur localisation est visible sur une carte. Quand l'un des deux aéronefs sort du périmètre prévu, une alerte apparaît sur l'écran du centre de contrôle.
« Le principe est d'envoyer un texto aux responsables de l'entreprise quand un drone entre dans la zone de vigilance d'environ 200 mètres autour d'un site sensible en l'informant de la proximité de l'engin. En cliquant sur le lien dans le message, il est possible de suivre en direct la progression du drone. Dans l'intervalle, cela permet à l'entreprise de prendre de premières précautions : arrêter l'activité sensible, faire rentrer tous les employés à l'intérieur des bâtiments, etc. Quand le drone passe la clôture du site, une alerte intrusion est envoyée aux dirigeants », décrit Gauvain qui pilote la démonstration.