Pour Dassault Aviation, l'arrivée de son nouvel jet Falcon 10X dans le portefeuille de ses avions d'affaires est un momentum extrêmement important pour la réussite commerciale de ses activités civiles. Surtout dans un marché marqué par de nombreuses incertitudes géopolitiques et politiques. En 2025, Dassault Aviation a quelque peu redressé le manche de son activité Falcon qui a enregistré 31 prises de commandes (26 en 2024) et 37 livraisons (31 en 2024). En termes de ventes, le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier souhaite que « ça monte un petit peu dans les années à venir ». Sur les trois dernières années, les livraisons ont été effectivement supérieures aux commandes.
Fin 2025, le carnet de commandes s’élevait à 73 Falcon (4,7 milliards d'euros). Très loin des sommets de la fin des années 2000 quand le carnet de commandes culminait fin 2008 à près de 500 appareils. Un chiffre qui apparait aujourd’hui très incroyable. Sur les dix dernières années (2016-2025), les livraisons de Falcon ont oscillé dans une fourchette comprise entre 26 appareils (2023) et 49 (2016 et 2017). Dans le même temps, le nombre de commandes s'est élevé entre 15 (2020) en raison du Covid et 64 appareils en 2022. Soit 351 appareils commandés pour 369 livrés sur la période. En 2026, l'avionneur compte engranger 40 nouvelles commandes de Falcon et en livrer 40.
En dépit des incertitudes géopolitiques et des exigences de compétitivité très difficiles à atteindre en étant basé en France, le PDG de Dassault Aviation, qui a étudié une délocalisation de cette activité aux États-Unis, reste confiant. « Le marché est actif. Je n’ai pas de souci sur ce sujet », a-t-il expliqué la semaine dernière lors de la présentation des résultats annuels du groupe. L'avionneur trouve de plus en plus de débouchés commerciaux pour ses avions d'affaires en Asie. « Il y a des nouveaux marchés », a d'ailleurs assuré Eric Trappier. En outre, a-t-il précisé, « nous avons toujours beaucoup de commandes sur les avions les plus anciens comme les Falcon 2000. Donc je ne suis pas très inquiet sur le marché des avions d’affaires».