Là où Airbus a connu d'importantes fluctuations tout au long de l'année – de 25 avions livrés en janvier jusqu'à 136 en décembre – Boeing s'est montré plus régulier.
S’il ne rivalise pas encore avec Airbus en termes de production d’avions, le constructeur américain montre qu'il a enfin repris un mode de fonctionnement normalisé. Une rupture qui se ressent dans ses résultats.
Tout au long de l’année 2025, Boeing a pavé la voie de son redressement. Nul doute que le constructeur américain allait ainsi largement dépasser son niveau de production de l’année précédente – tombé bien bas. La question était surtout de savoir jusqu’où il allait pouvoir remonter.
Avec 600 avions livrés sur l’année 2025, Boeing revient à son plus haut niveau depuis 2018, une éternité. Ce n’est pas encore suffisant pour rivaliser avec Airbus, qui peut se targuer d’avoir remis 793 appareils à ses clients après un énorme coup d’accélérateur en fin d’année. Mais l’écart sur l’ensemble de l’exercice se réduit tout de même sensiblement.
Au vu de sa situation fragile, Boeing s’était bien gardé de donner des prévisions de livraison. Ce qui facilite évidemment la tâche au moment de construire le narratif de l’année. Et Stephanie Pope, PDG de la branche Boeing Commercial Airplanes, ne s’est pas fait prier pour se féliciter de ce résultat.
Boeing plus régulier
« Notre équipe a accompli un travail remarquable tout au long de l’année 2025 pour améliorer la livraison en temps et en heure d’avions sûrs et de qualité à nos clients, afin de soutenir leurs plans de croissance et de modernisation. Nous nous efforçons de nous améliorer chaque jour et de poursuivre sur cette lancée au cours de l'année à venir », a-t-elle déclaré dans une communication interne.
Là où Airbus a connu d’importantes fluctuations tout au long de l’année – de 25 avions livrés en janvier jusqu’à 136 en décembre – Boeing s’est montré plus régulier. Son niveau de livraisons a doucement fluctué autour d’une cinquantaine de machines par mois, avec quelques mois en creux (41 en mars) et tout de même une petite accélération en fin d’année (63 en décembre). Le fait d’avoir encore quelques avions parqués à écouler a probablement facilité le lissage de l’activité.
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