Défense européenne : Macron et Merz cherchent un nouveau souffle après l'échec du Scaf
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Maquette du Scaf exposé au salon du Bourget
reuters
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Maquette du Scaf exposé au salon du Bourget
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À moins d'un an de la fin du mandat d'Emmanuel Macron, la France et l'Allemagne tentent de relancer leur coopération en matière de défense. Réunis vendredi à la base aérienne de Nörvenich, près de Cologne, le président français et le chancelier allemand Friedrich Merz tiennent un conseil franco-allemand de défense et de sécurité (CFADS) puis un conseil des ministres franco-allemand (CMFA). Cette rencontre intervient un mois après l'échec et l'enterrement du projet du Système de combat aérien du futur (Scaf), mis à mal par des rivalités industrielles entre le Français Dassault et l'Européen Airbus.
Dans un contexte de réarmement européen, marqué par la menace russe, le désengagement souhaité par Donald Trump et l'incertitude liée à une possible victoire de l'extrême droite française lors de la prochaine présidentielle, Paris et Berlin cherchent à afficher leurs convergences. Pour remplacer la vitrine défaillante du Scaf, les deux dirigeants misent désormais sur la dissuasion nucléaire dite « avancée », proposée par Emmanuel Macron à huit pays européens, tout en amorçant des projets sur les frappes à longue portée, l'alerte avancée et la connectivité par satellite.
Les deux dirigeants se réunissent pour un conseil franco-allemand de défense et de sécurité (CFADS) le vendredi matin, suivi de l'annuel conseil des ministres franco-allemand (CMFA). L'objectif est de « redonner une nouvelle dynamique » à l'axe franco-allemand sur la défense, un mois après l'abandon officiel du projet d'avion de combat commun (Scaf).
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