Camions militaires : levée de boucliers contre la décision d'attribuer le contrat à Arquus et Daimler
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Le Zetros sera-t-il le futur camion de l'armée française ?
Daimler
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Le Zetros sera-t-il le futur camion de l'armée française ?
Daimler
La décision de la Direction générale de l'armement (DGA) d'attribuer jeudi à Arquus, en partenariat avec le constructeur allemand Daimler Truck, le contrat du siècle (programme de flotte tactique et logistique terrestre) dans le domaine des camions militaires (7000 véhicules, dont une première tranche ferme de plus de 1100 camions) a provoqué une certaine levée de boucliers.
Notamment dans la région d'Angers (Scania) et de la Loire (Renault Trucks). La DGA, qui a envoyé des courriers jeudi au vainqueur et aux trois vaincus (Scania, MAN et le duo composé de Soframe et de l'italien Iveco) pour leur présenter les résultats de l'appel d'offres, est sous le feu des critiques en raison notamment de l'absence du constructeur français Renault Trucks de la compétition.
Héritière de plus de 130 ans de savoir-faire français du camion, la filiale du suédois Volvo, qui a vendu 60.000 camions en 2024, était d'ailleurs jusqu'ici le principal fournisseur de camions militaires aux armées françaises. « Cette décision est un problème pour notre souveraineté industrielle d'aujourd'hui et de demain », explique un observateur proche du dossier à La Tribune.
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La ministre des Armées Catherine Vautrin, qui doit encore valider la décision de la DGA, s'est saisie du dossier et devrait trancher très prochainement. Peut-elle casser la décision de la DGA et si elle le fait peut-il y avoir des conséquences juridiques ? Pour le moment, rien n'est encore très clair. L'annulation de l'appel d'offres pourrait reposer que sur deux raisons objectives. Soit le ministère a constaté une anomalie dans le processus de la consultation. Ce qui ne semble pas avoir été le cas. Soit si l'offre retenue est considérée comme anormalement basse. Si effectivement l'écart de prix du gagnant (Arquus) et la moyenne des offres reçues est important selon nos informations, le ministère devra toutefois le démontrer aux autorités de contrôle des marchés. Une démonstration qui n'est pas aisée.