Airbus, Leonardo, Thales : pourquoi cette méga-fusion dans le spatial peut réussir
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Bromo est l'un projet les plus ambitieux de l'industrie européenne dans le domaine spatial.
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Bromo est l'un projet les plus ambitieux de l'industrie européenne dans le domaine spatial.
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Le projet Bromo est désormais sur le pas de tir. Les autorités de la concurrence, notamment celles de la Commission européenne, doivent maintenant donner leur feu vert pour le lancement de la consolidation des activités spatiales des trois poids lourds européens de cette filière que sont Airbus, Leonardo et Thales. Il est attendu au deuxième semestre 2026, vraisemblablement en fin d'année. Et si tous les indicateurs restaient au vert d'ici là, le lancement de ce nouveau géant du spatial mondial (6,5 milliards d'euros de chiffre d’affaires) devrait intervenir au premier trimestre 2027.
En annonçant jeudi dernier leur volonté de se consolider, les trois industriels ont fait un grand pas pour réussir leur pari d'aller jusqu'au bout d'un projet qui pourtant s'était jusqu'ici régulièrement fracassé à plusieurs reprises sur le veto de Bruxelles à une consolidation (2019) et/ou les divergences entre Airbus et Thales (2016), notamment. Pourquoi ce projet réussirait cette fois-ci ? Pour cinq bonnes raisons.
On l'oublie fréquemment mais les opérations de fusion réussissent ou échouent souvent sur la connivence qu'ont ou n'ont pas les PDG entre eux. Au-delà de leur bonne entente, ils doivent également partager la même vision sur le diagnostic de leur marché et de son évolution. C'est le cas pour le projet Bromo. C'est d'ailleurs le point de départ de cette aventure, qui a débuté il y a déjà deux ans environ et l'élément clé de la réussite jusqu'ici de ce projet. « C’est la rencontre de trois chefs d’entreprise qui se retrouvent sur une vision similaire du spatial, de son évolution et ce qu'il conviendrait de faire. Le point de départ commence » par cette analyse commune, confirme-t-on à La Tribune. En 2016, cette vision commune n'avait pu être trouvée entre Tom Enders, alors patron d'Airbus, et Patrice Caine, déjà à la tête de Thales, qui privilégiait une société commune tandis que le constructeur européen voulait racheter les actifs spatiaux de son rival.