Les applaudissements pleuvent dans l’auditorium numéro 1, aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, ce vendredi matin, quelques secondes après cette prise de parole du patron de Bpifrance. « L’éléphant au centre de la salle n’est autre que l’étouffement par la dette. Nous devons absolument traiter ce problème », lâche Nicolas Dufourcq, invité à s’exprimer sur une table ronde consacrée à l’ambition pour la défense française.
Alors que la France est dépassée par plusieurs pays européens sur les dépenses militaires, avec en tête le Danemark ou encore l’Allemagne, le déficit à 5,1 % du PIB à la fin de l'année 2025, selon l’Insee, grève la montée en puissance militaire de l’Hexagone.
Ce dernier, qui veut aussi passer à un modèle de financement des retraites par des fonds de pension capables d’investir dans les industriels de la défense, veut donc ramener le déficit à 3 % du PIB à la fin de l'année 2032. Pour ce faire, il propose tout d’abord « une année sur toutes les prestations sociales en 2027 », dans une interview publiée par le journal Le Parisien ce vendredi 3 juillet, ainsi qu’un plan de départs volontaires de 100 000 fonctionnaires. Cette proposition autour de l’année blanche a immédiatement été validée publiquement, par média interposé par Patrick Martin, le président du Medef.