Gérard Mestrallet : « IMEC doit être un corridor vivant qui irrigue en économie, en croissance, en emploi »
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Gérard Mestrallet est l'envoyé spécial du Président de la République pour le corridor IMEC
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Gérard Mestrallet est l'envoyé spécial du Président de la République pour le corridor IMEC
DR
IMEC est, finalement, un projet tout jeune. Né en marge du G20 en 2023 à New Delhi, il est alors porté sur les fonts baptismaux par huit chefs d’Etats, Narendra Modi pour l’Inde, Mohammed Ben Zayed Al Nahyane, président des Émirats arabes unis, appelé plus facilement MBZ, Mohammed Ben Salmane, prince héritier et premier ministre d’Arabie saoudite, nommé aussi par ses initiales MBS, Emmanuel Macron, le président de la République Française, le chancelier allemand Friedrich Merz, Giorgia Meloni, la présidente du Conseil italien, Ursula Van der Leyen, la présidente de la Commission européenne plus Joe Biden, alors président des Etats-Unis. L’idée de ce corridor économique est de relier l’Europe, le Moyen-Orient et l’Inde par des liaisons maritimes, ferroviaires, des pipelines énergétiques et des câbles à haut débit. Un projet hautement stratégique que l’on a souvent présenté comme voulant s’opposer à la Belt and Road Initiative, la Nouvelle Route de la Soie chinoise. Mais IMEC est bien plus que cela, alors que la guerre au Moyen-Orient provoque la nécessité de repenser un nouveau modèle d’échanges. Nommé dès 2024 par Emmanuel Macron comme envoyé spécial, l’ancien patron d’Engie (anciennement GDF Suez), Gérard Mestrallet, n’a pas chômé, arpentant le globe et enchaînant les visites dans les pays intéressés par ce corridor aux enjeux multiples.
LA TRIBUNE - Marseille accueille ce vendredi la réunion des envoyés spéciaux des pays engagés dans le corridor IMEC. C’est une suite logique à ce qui a été effectué ces derniers mois ?
À lire également
GÉRARD MESTRALLET – En effet, nous organisons à Marseille deux réunions importantes, l’une qui est une réunion fermée et qui concerne les sherpas de l'IMEC, ces envoyés spéciaux des Etats et le second qui est un forum économique. L'année 2024 a été une année marquée par la guerre à Gaza, ce qui a quelque peu compliqué les choses. Etant le seul sherpa à l'époque, j'ai fait beaucoup de bilatéral, je suis allé dans tous les autres pays. Et puis, à partir de 2025, et surtout lorsque Donald Trump a décidé de soutenir à fond le projet, nous sommes allés de l'avant. Nous avons alors organisé une première réunion virtuelle des sherpas. S’en est suivi une réunion à Bruxelles, puis à Trieste en Italie et aujourd’hui à Marseille.
L'opération d'aménagement Bordeaux Euratlantique fragilisée par un lourd déficit
Immobilier : la mutuelle étudiante Smerra vole au secours des auberges de jeunesse
🔴 Accord avec l'Iran, SpaceX, bourses étudiantes… L'essentiel de l'actualité ce vendredi 12 juin
Sur un marché encore fragile, So Bio cible les jeunes consommateurs